vendredi 12 février 2010

Atalanta Bergame : Cinq mois de prison pour Bocia…


Claudio Galimberti « Il Bocia » le chef historique des ultras de la Curva Nord de l’Atalanta arrêté le 21 Décembre dernier par la police après avoir été surpris près du stadio comunale di Bergamo lors d’un match Albinoleffe - Empoli (qui ne concernait pourtant pas l’Atalanta), a été condamné à cinq mois et dix jours de prison par le tribunal de Bergame.

Galimberti avait été vu à quelques mètres du stade en dépit d’une interdiction qui lui était faîte de se trouver à proximité des équipements sportifs de la Ville. Il n’avait, d’après ces mesures coercitives, même pas le droit d’assister à des matchs des équipes de jeunes du club Bergamasque

Cette interdiction venait après les incidents qui avaient précédé Atalanta – Catania en Septembre 2009 quand un groupe d'ultra de Bergame s’était attaqué à un bus de tifosi de Catane qui sortait d'une petite rue près du stade, donnant lieu à une violente bagarre.

Après ces incidents, dans les environs de la Via Crescenzi, quatre ultras de l'Atalanta avaient été arrêtés par la Digos et emmenés au siège de la police. Peu de temps après, près de la Curva Sud du stade, une trentaine d’ultras bergamaschi avait fait face aux carabiniers pour exiger la libération immédiate des quatre ultras interpellés…

À un peu plus de 3/4 d’heure du coup d’envoi, ce sont cette fois environ 200 ultras de Bergame qui s’étaient dirigés sous la tribune centrale, à l'extérieur du stade, aux cris de « Ultras liberì » et se sont immédiatement confrontés à la trentaine de policiers déployés pour protéger l'entrée.

Après ces affrontements, 68 interdictions de stades (11 Ultras de l’Atalanta et 57 siciliens) avaient été prononcées début Octobre 2009 pour une durée allant de 3 à 5 ans. 

jeudi 11 février 2010

River Plate : Soy Millonario...


Nace el más grande ! C’est le 25 mai 1901 qu’a été fondé River Plate par la fusion d’une équipe crée le 30 Août de l’année précédente, Santa Rosa et celle du club Atlético La Rosales.

C’est donc en présence d’Enrique Salvarezza, Enrique Balza, Leopoldo Bard, José Pita, Livio Ratto, Juan Bonino, Abelardo Ceballos et Luis Jarrico représentant Santa Rosa et Bernardo Messine, Enrique Zanni, Carlos Antelo, Pedro Martinez, Alberto Flores, Pedro Pellerano et Enrique Somaruga, dirigeants du Club Atlético la Rosales qu’a eu lieu une réunion destinée à approuver la fusion des deux clubs de Buenos-Aires.

Restait alors à déterminer quel serait le nom de ce nouveau club. Livio Ratto proposa alors Club Atlético Forward (il était fréquent en ce début de siècle de faire référence aux origines anglaises du football lorsqu’un club était crée). De son coté, Pedro Martinez fit une autre proposition : Club Atlético River Plate qui sera finalement choisi après l’organisation d’un vote.

La légende explique qu’alors on construisait la digue 3 du Port, Pedro Martínez y avait vu à des marins, qui transportaient d’énormes caissons (ce qu’ils contenaient restera un mystère…) jouer au ballon.lors de leur temps de pause. Pedro Martinez eu ainsi son attention attirée par l'inscription qui figurait sur ces caisses : "The River Plate"

Il fut aussi décidé lors de ce 25 Mai 1901que River Plate continuerait à occuper le stade de la Rosales dans la Dársena Sur (la partie sud des docks). Mais jusqu'en 1923, le club changera plusieurs fois de stade au grès des décisions de dirigeants successifs. De la Dársena Sur à Sarandí, de Sarandí à la Darsena Sur, à Cabalito, à la Boca, de la Boca au Nord...

La bande rouge caractéristique du maillot de River Plate (« la banda roja » ) ne fut rajoutée que plus tard, un peu par hasard et dans des circonstances assez singulières. Ainsi là aussi la légende (ou l’histoire) veut que lors d’une nuit de carnaval qui tirait vers sa fin, une vieille voiture passât, du coffre de laquelle dépassait un ruban de soie rouge. Un groupe de jeunes membres de River Plate (restés anonymes) qui se trouvaient là, attrapèrent ce ruban, et eurent ensuite l’idée de l’associer au maillot blanc qui jusqu'à ce moment identifiait le club.

Placé en diagonale comme bande, l’enthousiasme fut général et c’est face au club de Maldonado, un club du quartier de Palermo, que ce maillot qui deviendra un des plus célèbres au monde sera étrenné.

Le club accéda à la première division en 1908, là encore dans des circonstances rocambolesques puisque lors de la finale d’accession entre le Racing et River (13 décembre 1908) et alors que River gagnait 2 à à 1 ses supporters euphoriques envahirent le terrain avant la fin du match et il fût décidé de rejouer la rencontre quelques jours plus tard (27 décembre 1908) permettant à River Plate de s’assurer la promotion au plus haut niveau en écrasant cette fois son adversaire 7–0

River Plate a remporté 32 championnats d'Argentine :1932, 1936, 1937, 1941, 1942, 1945, 1947, 1952, 1953, 1955, 1956, 1957, Métropolitain. 1975, National. 1975, Métropolitain. 1977, Métropolitain. 1979, National. 1979, Métropolitain. 1980, National. 1981, 1986, 1990, Ouverture. 1991, Ouverture. 1993, Ouverture. 1994, Ouverture. 1996, Clôture. 1997, Ouverture. 1997, Ouverture. 1999, Clôture. 2000, Clôture. 2002, Clôture. 2003, Clôture. 2004, Clôture. 2008,.deux Copas Libertadores (1986 et 1996) et une Coupe Intercontinentale (1986) ce qui fait des « Millonarios » (En 1932, River Plate acheta l’attaquant Bernabé Ferreyra qui fut payé en lingots d’or et par la suite le club fut surnommé Los Millonarios...) l'un des clubs les plus populaires et performants au monde...

Cardiff City - Saison 1927 : Quand la Cup quitta l’Angleterre…(Vol II)


Le déroulement de cette finale semblait tout écrit mais comme souvent les choses ne se déroulèrent pas comme prévues. De l’avis de tous, cette finale ne fut pas brillante et la qualité du football déployé ce jour-là à Wembley n’atteignit pas des sommets. La balle resta cantonnée le plus souvent au milieu de terrain. De chaque côté, les attaquants peu inspirés n’arrivaient pas à déstabiliser des défenses bien organisées, ne mettant pas beaucoup les gardiens à contribution. On s’ennuyait ferme dans les tribunes : les Gunners et les Bluebirds se neutralisaient, pour la plus grande tristesse des supporters. Néanmoins, dans le dernier quart d’heure de jeu, le destin vint s’en mêler et donner un peu plus d’éclat à ce match besogneux. Touche jouée par Keenor pour Cardiff, la balle à McLachlan qui passa à Ferguson. L’Ecossais était connu pour sa grande précision dans les tirs de loin. Il tenta sa chance. Sous la pression de Davies, le gardien des Cannoniers se coucha sur la balle... qui lui échappa et fila le long de la ligne. La balle avait-elle rebondi sur son coude, son bras, son poignet ? A qui donner le but : Ferguson, Davies qui semblait avoir effleuré le ballon au passage, ou le pauvre Lewis contre son camp ? La seule certitude réside dans le fait que le but était bel et bien valable, et logiquement accordé par l’arbitre M. Bunnell. Poussant désespérément dans les dernières minutes, Arsenal se créa vaguement un semblant d’occasion…

Les Londoniens ne reviendront pas au score. La Cup avait choisi son vainqueur et le capitaine Fred Keenor put recevoir le trophée des mains du roi George V. La parade manquée par Lewis alimentera longtemps les discussions dans les pubs de Londres. Le portier gallois, accusés par certains d’avoir favorisé volontairement ses compatriotes, rejettera la faute sur son maillot en laine, flambant neuf, et selon lui trop glissant ce qui ne lui avait pas permis d’attraper correctement la balle. Il est de tradition depuis à Arsenal de laver les maillots des gardiens avant qu’ils ne soient portés pour la première fois pour éviter pareille mésaventure… 

Dès le lendemain du match, Hughie Ferguson fut crédité du but victorieux, et les Gallois furent fêtés à leur retour au pays comme des héros. Tout Cardiff avait en effet pu suivre l’exploit de l’équipe à la radio, notamment grâce aux enceintes installées dans Cathays Park. Scènes de joie et soirées bien arrosées s’ensuivirent. Un film commémorant cette victoire fut même tourné pour être diffusé dans les divers cinémas du pays.

Les Gallois auraient eu tort de s’en priver : après cette victoire historique, la Coupe repartira dès 1928 en Angleterre, du côté de Blackburn, et ne quittera plus jamais le pays par la suite. Une victoire unique pour des héros aux destins, pour le moins, atypiques ! Le portier, Tom Farquharson, que la rumeur désignait comme un membre de l’IRA, portait toujours sur lui un pistolet. Ernie Curtis, le benjamin de l’équipe du haut de ses 19 ans, fut fait prisonnier lors de la Seconde Guerre Mondiale par les Japonais durant quatre ans. Len Davies, meilleur buteur de l’histoire du club (avec 148 buts inscrits sous le maillot des Bluebirds), dont on se souvient plus pour le but … qu’il ne marqua pas ! En effet, lors de la dernière journée de championnat en 1923, Cardiff devait battre Birmingham City pour remporter le titre et obtint un penalty dans les dernières minutes de la rencontre. Davies s’avança, mais manqua la cible. Le match se termina sur un score nul et vierge et le titre revint à Huddersfield Town, grâce à une moyenne de but supérieure de 0,024 buts à celle des Gallois : 1,818 contre 1,794 ! Le championnat le plus serré de l’histoire du football anglais qui serait revenu aux Gallois si l’on avait départagé les deux équipes à la différence de buts ou au nombre de buts marqués. Et que dire de Billy Hardy, un des grands milieux gauches anglais de son époque, qui n’évolua jamais pour les Three Lions en raison de la réticence de la fédération anglaise à sélectionner des joueurs n’évoluant pas dans des clubs anglais… Hardy resta malgré tout fidèle à Cardiff, jouant le dernier de ses 585 matchs pour l’équipe première à l’âge de 41 ans en 1932. Une autre anecdote, lors de son arrivée au Ninian Park, en 1911, la situation financière de Cardiff était si catastrophique que c’est le manager Fred Stewart (arrivé en même temps qu'Hardy de Stockport County), qui dû payer l’indemnité de transfert (qui ne se montait heureusement pour lui qu’à 25 £) de sa poche.

Cerise sur le gâteau, Cardiff City signa la plus belle saison de son histoire en remportant également le Charity Shield quelques semaines plus tard, face aux London Corinthians, 2-1 à Stamford Bridge. L’heure de gloire pour le club gallois qui ne tarda pas à sombrer… Après une belle 6ème place lors de la saison 1927/28, le club termina dernier l’année suivante et fut donc relégué. Les Gallois sombrèrent même en D3 en 1931 après un exercice calamiteux ponctué de seulement 8 victoires en 42 rencontres ! Les résultats décevants à répétition poussèrent, en mai 1933, l’historique manager Fred Stewart vers la sortie après 22 ans de fidélité. A l’opposé de son adversaire d’un jour, le destin d’Arsenal après cette finale perdue en 1927 fut jalonné de succès avec cinq championnats et deux coupes ramenés à Highbury dans la décennie suivante grâce au génie novateur d'Herbert Chapman. Les plus grands succès des Bluebirds sentent désormais la naphtaline tandis qu’Arsenal fait, de nos jours, encore les grands titres des journaux. Quant à Ferguson, le fameux buteur de Wembley, il fut transféré deux ans plus tard à Dundee pour cause de blessures à répétitions. Hughie, héros déchu de la finale mythique de 1927, supporta mal de ne plus tenir le haut de l’affiche. La dépression dans laquelle il plongea ne l’aida pas vraiment à retrouver le chemin des buts. La foule des spectateurs ne reconnaissait pas celui qu’ils attendaient comme un buteur efficace. Il ne marqua que deux buts et fut rapidement écarté de l’équipe pour manque de forme. Au début de l’année 1930, miné par la disparition de sa scoring touch, il fut retrouvé mort au pied de la tribune principale de Dens Park, l’enceinte de Dundee. Suicide par asphyxie au gaz à l’âge de 33 ans. Symbolique, dramatique !

Certains superstitieux laissent désormais entendre dire que Trixie, le petit chat noir, était diabolique et qu’il faucha précocement Ferguson en échange du but de la victoire à Wembley...

mercredi 10 février 2010

Le Fortuna Düsseldorf attire 48 250 spectateurs lors d'un match de D2…


48 250 spectateurs pour un match de 2ème Division même en Allemagne où la Bundesliga a enregistré 42 115 spectateurs de moyenne lors des matchs aller, ce n’est certainement pas banal…

C’est pourtant l'assistance officiellement enregistrée dimanche dernier à l'Esprit-Arena de Düsseldorf (anciennement LTU Arena) lors du derby entre le Fortuna Düsseldorf et le MSV Duisbourg (les deux villes sont distantes de seulement 24 kms).

Le Fortuna s'est imposé à domicile (2-0) et occupe désormais la 5ème place du classement (à égalité avec l’Arminia Bielefeld) à un seul point du club Bavarois d'Augsbourg, actuellement 3ème et barragiste pour la montée en Bundesliga qui a été tenu en échec, (0-0) à Berlin face à l'Union…

Le club de la Capitale de la Rhénanie-du-Nord - Westphalie a joué sa dernière saison en  Bundesliga, il y a maintenant 13 ans (1996/97) et se débat depuis lors dans des problèmes sportifs et financiers qui avait conduit le club jusqu’en 3ème division. 50 095 spectateurs, un autre record indubitablement, étaient d’ailleurs présents lors du match de la remontée en D2 contre le Werder Brême II (1-0) la saison passée.

Le Fortuna pourrait donc enchaîner sur une nouvelle montée même si en tête du classement ce sont le FC Kaiserslautern (46 points) et le FC St Pauli Hambourg (45), autre club mythique, qui ont fait le trou en tête du classement.

Un ultra' de Catane condamné à 14 ans de prison…


Un jeune tifosi sicilien a été condamné hier à 14 ans de prison (et cinq ans d'interdiction de stade) après la mort d'un policier de 38 ans début février 2007 à Catane lors d'affrontements entre forces de l'ordre et tifosi locaux…

Antonino Speziale était jugé par le tribunal pour mineurs de Catane, car il n'avait que 17 ans à l'époque des faits.

On se souvient que l'inspecteur de police Filippo Raciti avait été tué dans des circonstances qui demeurent néanmoins troubles malgré la condamnation de ce jeune tifosi. Certains témoignages laissaient en effet penser que dans la confusion, Filippo Raciti aurait pu être heurté par un véhicule de police conduit par ses (propres) collègues…

Après sa condamnation Speziale a déclaré qu’il s’agissait d’un complot destiné à trouver coûte que coûte un coupable et qu’il n’était pas responsable de la mort de ce policier.

Selon le parquet, qui avait requis 15 ans de prison, l'accusé était ressorti du stade pour s'en prendre aux tifosi de Palerme et avait frappé avec un objet métallique des policiers qui tentaient de séparer les deux tifoseria…

Un autre ultra de Catane, Daniele Michele, est également jugé en ce moment par la cour d'assises de Catane et ce sont 11 années de réclusion qui ont été requise contre lui hier pour homicide involontaire (10 ans) et un an pour avoir résistance aggravée  à un agent de la force publique…

Pour ces mêmes fait de résistances à autorité,  Speziale a déjà été reconnu coupable et condamné à deux ans de prison qu’il a déjà effectué dans l’attente du jugement sur la mort de Raciti…

Arrestations dans les milieux ultra’ Napolitains.


Sans lien avec les affrontements de dimanche à Udine, la Digos (Divisione Investigazioni Generali e Operazioni Speciali) de Naples a procédé hier aux arrestations de quatre ultras du Napoli recherchés après des incidents survenus ces dernières années…

Diego Molino (24 ans), Flavio Di Carluccio (35 ans) ont été immédiatement incarcérés tandis que Fabio Zizolfi (32 ans) et Carlo Misuraca (27 ans) ont été placés en résidences surveillées.

Les faits remontent au Naples – Milan du 23 Mars 2008 (jets de cocktails Molotov) au Naples – Chievo du 31 Mai 2009 des incidents liés à la sortie anticipée de tout le public d'une Curva à 20 minutes avant la fin du match et au Naples – Sienne du 27 Septembre 2009 pour des faits de résistance aux forces de l’ordre…

Concernant le match face au Milan AC, les interpellations ont été effectuées sur la base de vidéos qui montraient Diego Molino ainsi que d'autres complices non identifiés entrer dans le secteur des Mastiffs avec des cocktails Molotov. Deux seront lancés sur les ultras Milanese, un seul a explosé…

Concernant le match contre le Chievo, les ultras interpellés sont accusés d’avoir « réussi à persuader » l’ensemble de la Curva du stade San Paolo à Naples de quitter les gradins en signe de mécontentement à l'égard de l'équipe… Pendant le match Napoli-Chievo, 31 Mai 2009, Fabio Zizolfi et Carlo Misuraca des  Fedayn avec d'autres personnes non identifiées avait demandé l'abandon de la Curva par les tifosi.

Selon les enquêteurs, les deux hommes avaient effectué menacé ou fait menacer d’autres tifosi afin de les forcer à quitter la Curva en signe de protestation organisée par ce groupe d'ultras.  Une bombe agricole avait même explosé dans le secteur et certains tifosi avaient ensuite été « malmenés » à la sortie de San Paulo.

L'action a été décrite comme "préméditée"  car une large distribution de tracts à l'extérieur du stade avait été effectuée avant le match dans ce que les juge ne charge du dossier appellent une démonstration de force et de solidité organisée par les Fedayn…

Outre ces arrestations, la Digos de Naples a réalisé une quinzaine de perquisitions aux domiciles des « capos » des Fedayn et des Mastiffs et ont saisi des armes par destination, des barres de fer, des couteaux, des billes d’acier, des passe-montagnes et des munitions…

Barra de Newell's : Un témoin désigne les commanditaires et les auteurs de l’attaque…


Un témoin a comparu volontairement devant le juge et a identifié l'organisateur et les exécuteurs de la fusillade contre la barra de Newel’s Old Boys qui a coûté la vie au jeune Walter Caceres…

Ce témoin qui est apparu spontanément a raconté au juge et aux enquêteurs comment aurait été planifiée l’attaque contre le bus de la hinchada de Newell’s qui à conduit à la mort de Walter Cáceres, jeune hincha des « leprosos » de 14 ans…

Selon ses déclarations, l’attaque a été mené par un groupe de trafiquants de drogue liée à la deuxième ligne de la bande du quartier de Las Flores appelée « Los Monos »..

Parallèlement ce témoin toujours sous le couvert de l’anonymat et sous protection policière a affirmé à son tour les liens de corruption entre le poste de police N°11 qui a compétence sur une partie du barrio La Tablada, l'un des secteur les actifs du trafic de drogue dans le sud de la ville. Pour la petite histoire, ce commissariat est situé à 200 mètres de la maison de Roberto Pimpi Camino,, ancien chef de la Barra Brava « leprosa » (La Hinchada Que Nunca Abandona) et considéré comme était à l’initiative de l'attaque depuis le début…

Le témoin a également déclaré que la véritable cible de l'attaque était Diego « Panadero » Ochoa, actuellement chef de la nouvelle barra et a expliqué que 10 000 dollars avaient été versés aux auteurs de l’embuscade…

À la suite de ces témoignages, le juge d'instruction en charge du dossier a ordonné jeudi quatre perquisitions menées dans le sud de Rosario et qui ont conduit aux arrestations de trois personnes, Pablo A, Jonhatan et Emilio C, tous frères du principal accusé dans l’organisation de cette attaque, Carlos Fernando F. (28 ans) surnommé le «Chinois» qui reste recherché …

La justice cherche maintenant à découvrir l'identité des autres membres du groupe qui les accompagnaient lors de l’attaque du bus, parmi lesquels pourrait se trouver « Chami », l'un des fils de « Pimpi » Camino.

Les enquêteurs estiment qu’au moins deux pistolets-mitrailleurs de type FMK 3 de calibre 9mm similaires à ceux utilisés par la Police ont été utilisés dans l'embuscade ainsi que quatre pistolets de même calibre. Au total, selon les constatations effectuées, une centaine de balles auraient été tirées…

mardi 9 février 2010

Cardiff City - Saison 1927 : Quand la Cup quitta l’Angleterre…(Vol I)


En 1927, Winston Churchill était Chancelier de l’Echiquier au sein du gouvernement conservateur de Stanley Baldwin. Le premier service téléphonique transatlantique était mis en place : l'appel de 3 minutes coûtait 15 £. Charles Lindbergh entrait dans la légende en reliant New York à Paris d’une seule traite sur son Spirit of Saint Louis tandis que Staline prenait le pouvoir en URSS après l’exclusion du parti Bolchévique de Trotski. Babe Ruth devenait le premier joueur à frapper 60 home runs en une saison et en Angleterre, Newcastle remportait ce qui reste à ce jour son dernier titre de champion loin devant Huddersfield Town….

Une autre époque certainement, riche en exploits en tout genre, en premières historiques et en anecdotes savoureuses…

Sur le plan sportif, le 23 avril 1927 fit date puisque, situation ubuesque, la FA Cup quitta l’Angleterre pour prendre, pour la première et jusqu’à présent, unique fois, la direction du Pays de Galles après la victoire de Cardiff City devant Arsenal, 1 à 0.

Un drôle de paradoxe qui faisait se demander au Sunday Mirror, dans un article tinté de cet humour pince-sans-rire typiquement anglais, comment l’Angleterre avait bien pu perdre sa propre coupe au profit du Pays de Galles. Auparavant, un autre club « étranger », en l’occurrence écossais, était parvenu en finale de la coupe d’Angleterre : le Queen’s Park FC de Glasgow.

À la toute fin du XIXème siècle, les Spiders avaient par deux fois été défaits par les Blackburn Rovers : 2-1 en 1884 et 2-0 l’année suivante. Cardiff City s’était également hissé en finale lors de l’édition 1924/25, seulement battus par Sheffield United sur la plus petite des marges, 1-0, but de l'international anglais Fred Tunstall. Déçus mais forts de cette expérience unique à Wembley, les joueurs gallois s’étaient alors promis d’y revenir…

La campagne de FA Cup 1927 démarra à domicile pour Cardiff, avec la réception d’Aston Villa, battus 2-1. Les Bluebirds allèrent ensuite s’imposer 2-0, à l’extérieur, du côté de Darlington. Le vrai test eut lieu au tour suivant avec le déplacement à Bolton, tenant du titre. Afin de préparer cette rencontre au sommet, les Gallois se rendirent au Royal Birkdale Golf de Southport, une préparation effectuée sous les yeux d’un spectateur bien particulier puisqu’un petit chat noir suivait les entraînements de près. Intrigués de retrouver ce chat quel que soit le jour et l’heure où ils décidaient de s’entraîner, les joueurs chargèrent un des leurs de retrouver le domicile de l’animal. Hughie Ferguson fut désigné.

L’intéressé s’acquitta avec succès de cette tâche, mais persuada le propriétaire de laisser l’équipe adopter le chat en guise de mascotte. Si Cardiff atteignait la finale, deux tickets seraient attribués au propriétaire, qui accepta cet insolite marché. Le chat resta donc au sein de l’équipe et devint le porte bonheur du club. Il prit le nom de Trixie et fut présent dans son panier, tant lors des matchs à domicile au Ninian Park de Cardiff que lors de tous les déplacements des Bluebirds. Un porte bonheur efficace puisque face à Bolton, les Gallois ne tremblèrent pas, éliminant les Wanderers grâce à une éclatante victoire 2 buts à 0. Face à Chelsea, lors des quarts de finale, deux matchs seront nécessaire aux Bluebirds pour se qualifier. Un premier se solda par un 0-0 à Stamford Bridge puis le « replay » fut gagné à Cardiff dans la douleur 3 buts à 2.

La victoire face à Reading, 3-0, sur terrain neutre (à Wolverhampton) n’est plus qu’une formalité pour des Bluebirds qui s’ouvraient de nouveau les portes de Wembley et de la grande finale, cette fois-ci contre Arsenal, néophyte à ce niveau de la compétition. Quant au propriétaire de Trixie, il fit naturellement partie des 91 000 heureux bénéficiant d’une place pour cette finale, sur près de 300 000 demandes de tickets.

Arsenal se présentait en grandissime favori de cette finale, retransmise pour la première en direct à la radio par la BBC. Désormais entraînés par Herbert Chapman, entraîneur couvert de gloire depuis ses succès avec Huddersfield Town (deux titres de champion consécutifs précédés d’une Cup), les Gunners avaient terminé deuxième du championnat lors de la saison 1925/26 et n’avaient guère tremblé pour atteindre la finale lors de cette édition 1927 de la Cup hormis un huitième de finale délicat face à Port Vale (2-2, puis 1-0 lors du match d’appui).

Rendez-vous fut donc pris le 23 avril 1927, qui ironie de l’histoire correspondait au St George's Day, fête du saint patron de l’Angleterre. 

Violents affrontements avant Udinese - Naples

Sept personnes ont été blessées dont 3 policiers lors des affrontements survenus à l'extérieur du Stadio Friuli avant Udinese-Napoli.

Selon des témoignages et des vidéos amateurs, des ultras napolitains ont déboulé de deux camionnettes parties de Naples et, armés de bâtons et de matraques, ont attaqué les tifosi locaux aux alentours du Stade Friuli où l’Udinese recevait le Napoli.

Cinq personnes ont été transportées à l'hôpital, trois tifosi de l’Udinese et deux policiers.

Les trois premiers ont été légèrement blessés aux jambes et au dos par armes blanches, tandis que les deux policiers ont subi des contusions mineures…

Beaucoup de voitures ont été endommagées durant les affrontements avec la police…

Un groupe d’ultras partenopei à l’origine des incidents a immédiatement (re)pris l'autoroute pour Venise. Ils ont été interceptés par la Police autoroutière d'Udine sur l’aire d’autoroute de Gonars en possession de billets pour le match et de plusieurs doses de produits stupéfiants…

Au total huit ultras de Naples ont été interpellés dans l’après-midi après ces affrontements. Agés de 20 à 25 ans, les charges retenues vont de la possession de drogues à celle d’armes blanches et d’armes par destinations. Six ont été arrêtés dans la fourgonnette interceptée par la police sur l’autoroute entre Venise et Trieste. Les deux autres ont été arrêtés pour détention de drogue dans le stade du Frioul.

Ce sont les premiers incidents significatifs cette saison liés au ultras napolitains. Incidents significatifs mais mineurs au demeurant car ce sont environ cinq mille tifosi napolitains qui étaient présents à Udine sans poser de problème.

Dans la soirée, au calme revenu, à la gare, des groupes organisés de tifosi napolitains ont repris le train à destination de Naples. Une cinquantaine n’avait pas de billet…

Après ces violences, "l'osservatorio" pourrait à nouveau interdire de déplacement, temporairement ou définitivement les ultras napolitains, comme cela avait déjà été le cas la saison dernière après de violents incidents survenus lors d'un déplacement au Stade Olympique de Rome face à la Roma…

lundi 8 février 2010

Quatre arrestations parmi les barrabravas de Newell's...

Quatre suspects viennent d’être interpellés parmi des membres de la Barra Brava  de Newell's Old Boys après l’attaque jeudi dernier d’un bus de hinchas de cette même équipe qui aura coûté la vie à un garçon de 14 ans

Les suspects ont été arrêtés vendredi après un appel aux services d'urgence alertant la police sur la présence de quatre hommes armés dans une station-service sur l’avenue avenida Presidente Perón et Provincias Unidas.

Les quatre individus identifiés comme Ernest A. (34 ans), Joseph O. (21), Walter S. (21) et Maurice C. (27) se trouvaient dans un camion Iveco Fiat dans lequel a été retrouvé un pistolet 9 mm avec un chargeur de 16 balles et un autre d'appoint avec 17 balles….

Immédiatement, les quatre hommes ont été placés sous mandat d'arrêt et une enquête a été lancé sur les détenus, ainsi que les armes et le véhicule utilisés…

Pour rappel, cette attaque mortelle était survenu tôt jeudi matin dans le quartier de Las Flores contre un bus transportant des supporters de Newell's de retour d’un match face à Huracan (Buenos Aires) quand un guet-apens suivi d’une fusillade entre membres de deux factions de la barra des « leprosos » avait éclaté.

Après les tirs, un jeune garçon de 14 ans avait succombé de ses blessures (trois balles dans la tête et une à l'abdomen), tandis que deux autres hinchas avaient été gravement touchés à l'abdomen, et au visage sans que le pronostic vital ne soit engagé…

Le père de Walter Carlos Caceres (ce jeune garçon de 14 ans) a déclaré dimanche que son fils avait été tué "parce qu’il se tenait à côté de membres de la barra qui étaient visés et non son fils qui n’était qu’un « hincha » "

« Ceux de « La Que Nunca Abandona », l’ancienne  Barra Brava ont voulu se venger, ils veulent revenir. Mon fils de 14 ans est mort a la place de Diego "El Panadero"Ochoa (le chef actuel de la Barra) car  il était à la mauvaise place, au mauvais moment »…

Il y a pratiquement un an déjà, (Mars 2009) Mariano Vaccaro, le frère d’Ochoa avait été blessé par balles lors d’une attaque de la boulangerie familiale imputée aux membres de la barra de “Pimpi” Camino. Il en est ressorti vivant mais tétraplégique…

Parallèlement les investigations semblent prendre une nouvelle orientation tout en restant pointées vers Roberto Pimpi Camino, considéré comme le cerveau de l’attaque.

En effet, la Police s’intéresse désormais de près au fils l’ancien chef de la barra des « leprosos » Jonathan Camino, alias Chamí. Celui-ci est activement recherché depuis Janvier 2009 quand un accident de la route s’était transformé en règlement de compte (un mort, un blessé) dont Chami avait été désigné comme le principal protagoniste.

Depuis lors il était en « cavale » et toutes les informations laissaient à penser qu’il s’était réfugié dans le secteur de Las Flores, là où précisément a eu lieu l’attaque du bus « leproso »…

De plus, on sait que Chami est proche des parrains qui contrôlent les trafics de la zone sud de Rosario et notamment Las Flores où récemment des armes de gros calibre ont disparu d’un poste de police. Des armes du même type que celles utilisées lors de l’attaque de l'autobus….


Samedi, durant toute la partie contre Boca Juniors, le Coloso del Parque  n’a eu de cesse de rendre hommage au jeune Walter, innocente (jeune) victime d’une lutte de pouvoir qui lui était étrangère…

Argentine : Une 3ème journée placée sous le signe de l’offensive.

La recherche stigmatisée de renforts offensifs constatée durant l’intersaison semble déjà donner des résultats probants puisque que cette 3ème journée du Tournoi de Clôture a débuté par la bagatelle de 22 buts inscrit en quatre matchs

C’est ainsi Argentinos Juniors qui l’emporte 6-3 à Lanús, tandis que Vélez s’impose face à Gimnasia (2-1), prenant ainsi la tête du tournoi. Du côté de Boca Juniors, défait par les   Newell’s Old Boys (4-2) cette saison commence déjà à ressembler à la dernière avec encore une fois d’importants  problèmes défensifs. Enfin, Tigre et Colón ont fait match nul 2-2…

Dès lors ce 6 Février 2010 restera dans les mémoires, surtout pour les hinchas d’Argentinos Juniors, tant cette victoire (6-3) du « bicho » sur le terrain de Lanús, considérée comme l'une des meilleures équipes actuellement, a pu être ressentie comme un jour historique pour le football argentin.

Pourtant c’était Lanús  qui sur sa pelouse de la Fortaleza avait mieux débuté la rencontre en inscrivant deux buts marqués par Marcos Aguirre, et Santiago Salcedo avant que les "bichos" ne parviennent à égaliser avec des buts de Nicolás Pavlovitch et Rodrigo Erramuspe (contre son camp)

Puis vint la seconde mi-temps, appelée à être désormais inoubliable tant Argentinos aura réussi à balayer Lanús dans un espèce de football de rève grâce à des buts de Pavlovitch (encore), Ismael Sosa, Nestor Ortigoza et Emilio Hernandez.

De son côté, aux Liniers, au Stade José Amalfitani, Velez Sarsfield a de nouveau confirmé qui est là pour réaliser de grandes choses malgré un score et une victoire (2-1) sur Gimnasia qui peut paraître serrée quant au score.

Boca Juniors, de son côté, n'a pas réussi à confirmer ses ambitions face à Newell's et retombe dans le doute avec cette défaite (4-2). Les buteurs se nomment Insaurralde, Achucarro, Formica et Bernardi pour les “leprosos” tandis que Palermo sur penalty et Viatri ont score pour les Xeneizes.

Enfin de leur côté, Tigre et Colón se quittaient sur un score de parité (2-2) à Victoria avec notamment un doublé de l’attaquant du “Matador” Néstor Ayala, double buteur…

Et il restait encore six matchs à disputer…

Des matchs dans la lignée en quelques sortes. Puisque là encore, des buts seront inscrits comme à La Paternal (sur la pelouse d’Argentinos Juniors)Chacarita a remporté une importante victoire contre Banfield (2-1).

Une victoire très importante dans le cadre de la lutte pour le maintien, une victoire de prestige aussi face au Champion en titre, bien que Banfield ait aligné une équipe « mixte » avec de nombreux jeunes de la réserve, afin de préserver certains joueurs dans l’optique de son match de mercredi prochain face à Morelia (Mexique) en  Copa Libertadores

Du côté de Quilmes, c’est Estudiantes de La Plata qui l’a emporté (2-0) face à un San Lorenzo décidemment décevant en ce début de Tournoi avec des buts de Mauro Boselli et de Juan Sebastián Verón, encore une fois magnifique au milieu de terrain.

Petite fausse note dans ce concert de buts, le match nul (0-0) réalisé par River Plate et Rosario Central. Un score cependant significatif du doute qui habite ces deux équipes actuellement…

Fausse note rapidement corrigée par le match qui suivait et qui voyait s’affronter au Stade Juan Domingo Perón, le Racing et Arsenal dans un match qui dont l’issue ne faisait à priori aucun doute.

Et pourtant là encore, une avalanche de buts viendra au final offrir une victoire surprenante d’Arsenal (2-4) sur La Academia qui malgré le retour au pays de Roberto Ayala n’a pas encore su régler ses difficultés défensives. Ce dont a bien profité Mauro Obolo pour inscrire en 4 minutes en toute fin de rencontre (85ème & 89ème) les deux buts de la victoire du club de Sarendi.

Suite et fin des festivités ce soir avec Atletico Tucumán – Huracán qui précèdera un Godoy Cruz - Independiente qui pourrait aussi être intéressant…

Vinnie Jones, l’ultime bad boy…


Ce sont de vrais méchants, des rois de la provocation, des coups tordus et pourtant ces "mauvais garçons" possèdent une certaine classe car ils ne se planquent jamais...

Tel Vinnie Jones, peut-être le dernier vrai méchant du football britannique (du football tout simplement). En toutes circonstances, ils assument ce qu’ils font. Il ne faut pas s’attendre chez eux à d’actes de contrition et pourtant ils sont souvent (toujours) l'âme et le cœur de leur équipe, l'idole des supporters…

Cette description est bien celle de Vinnie Jones, le méconnu mais au combien "mauvais garçon" du football britannique,  né le 5 Juin 1965 à Watford, dans la banlieue de Londres.

"Vinnie" Jones a commencé sa carrière à Wealdstone en 1984, avant de rejoindre Wimbledon en 1986. Il faisait partie du 'Crazy Gang' qui a gagné la FA Cup en 1988, indiscutablement le plus grand exploit jamais réussi par ce club très modeste de la banlieue de Londres. Il a plus tard joué pour Leeds United (historiquement un club de tendres aussi…), Sheffield United et Chelsea, avant de retourner à Wimbledon en 1992 et de devenir brièvement entraîneur/joueur de Queens Parc Rangers en 1998.

De sa carrière de footballeur, on retiendra son image (savamment entretenue) de mauvais garçon et sa réputation de joueur (très) dur, fréquemment critiqué pour son (non) style de jeu. Il a été ainsi expulsé 12 fois dans sa carrière. Dans un incident légendaire, il a « surpris » Paul Gascoigne en saisissant ses testicules, entre autres misères qu’il avait pu lui faire pendant le match

Le résumé que Paul Gasgoigne fit de sa « rencontre » avec Vinnie Jones fût au demeurant assez explicite "Il s'est approché de moi pour me dire : « Je m'appelle Vinnie Jones, je suis un gitan, je gagne beaucoup de fric et je vais t'arracher l'oreille avec les dents puis tout recracher dans l'herbe. Tu es seul mon gros, tout seul avec moi ! » Tout le temps, j'ai senti son souffle derrière moi, comme un dragon. Je ne me suis jamais plaint d'être taclé, mais il s'agissait à chaque fois de pures agressions ! A un moment, il m'a craché au visage en me disant : « Je vais juste tirer le corner mais ne t'inquiète pas, mon gros, je reviens ! »"

Lors d’une autre rencontre, il a gravement blessé le défenseur de Tottenham, Gary Stevens par un tacle assassin qui l’obligea à arrêter sa carrière.

Pourtant malgré ce jeu très viril, voire brutal, il démontra lors de sa saison à Leeds qu'il pouvait s’améliorer et "jouer au football" sans avoir à utiliser de moyens illégaux. Ainsi sous la direction de Howard Wilkinson, il reçu seulement 3 cartons jaunes durant toute la saison.

Il défraya la chronique en 1992 en jouant le rôle de présentateur dans un film "Soccer's Hard Men", qui comportait des images d’archives de beaucoup de joueurs particulièrement « durs » et donnait quelques conseils « personnels » pour les jeunes joueurs souhaitant « muscler » leur jeu. Après la diffusion de cette vidéo, Jones dû payer une amende de £20.000 pour avoir donné une « mauvaise image » du Championnat d’Angleterre.

Malgré ses gestes d’antijeu et sa brutalité notoire, Jones a été progressivement accepté dans la ligue anglaise par les autres joueurs grâce et de manière contradictoire à ces éternelles controverses qui en firent un « personnage » incontournable du Championnat d’Angleterre.

Tandis qu’il était fréquemment dénigré par les « spécialistes » du football pour son niveau limité, il était énormément populaire parmi ses coéquipiers. Au sommet de sa carrière, il fut sélectionné à huit reprises par le Pays de Galles (après la découverte que son grand-père maternel était originaire de Ruthin dans le nord du Pays de Galles).

Il pris sa retraite sportive en 1999 et commença alors une "nouvelle" carrière d'acteur avec quelques rôles taillés sur mesure de … bad boy !