samedi 3 avril 2010

Près de 30 ans de prison cumulés pour 12 hooligans de Sheffield Wednesday...

Le Tribunal de Leeds vient de condamner 12 hooligans de Sheffield Wednesday qui avaient violemment agressé le 11 Juillet 2009 un groupe de supporters de Leeds dans un train, semant la terreur parmi les autres passagers durant de longues minutes…

Ces supporters de Sheffield Wednesday avaient saccagé plusieurs wagons en agressant  cinq  personnes qu’ils avaient identifié comme des supporters de Leeds, alors qu’elles étaient tout simplement de retour d'une journée aux courses de chevaux (à York) et retournaient à Leeds par le Trans Pennine Express qui relie Middlesbrough à Manchester.

Les agresseurs (maintenant âgés entre 19 et 37 ans) rentraient eux aussi de York où ils avaient participé à un anniversaire (très) « arrosé »

Certains des supporters de Leeds avaient véritablement été roués de coups

Durant ces affrontements, de nombreuses personnes avaient dû fuir, d’autres ont été menacées. De nombreux passagers étaient des femmes et des enfants qui ont été traumatisés par la violence exercée…

Les violences ont pris fin lorsque les supporters des Owls ont tiré la sonnette d'alarme en gare de Garforth pour s'enfuir.

Certains ont été arrêtés dans un bus et d'autres dans Garforth. Trois d’entre eux, Dominic Mullan, Shaun Jones (considérés et condamnés comme étant les meneurs) et Lee Ardron ont été identifiés par les agents de renseignements de la police du South Yorkshire parce qu'ils étaient "des supporters à risques" de Sheffield Wednesday. Les douze condamnés avaient des antécédents judicaires pour violences ou ivresse publique…

Les peines infligées aux douze hommes vont de 18 mois à 4 ans de prison - Dominic Mullan (Sheffield), Shaun Jones (Barnsley), 4 ans - Sam Atkinson (Hillsborough, Sheffield) : 3 ans - Lee Ardron (Burncross, Sheffield) Gavin Hodgson (High Green, Sheffield) et Gavin Garton (Sheffield) : 2,5 ans - Stephen Hogan (Chapeltown, Sheffield), Daniel Hewitt (Hillsborough, Sheffield) : 2 ans - Robert Wharam, Jack Culyer, Jordan Wasden et Thomas Wilkinson (Sheffield) : 18 mois,  soit 28,5 années d’emprisonnement cumulées…



Ils ont tous été le même jour interdits de stade à vie par les dirigeants de Sheffield Wednesday, interdictions étendues également aux matchs à l’extérieur des Owls..

AS Roma : 13 000 tifosi giallorossi attendus à Bari aujourd’hui


Après un début de saison pour le moins difficile, l’AS Roma a réussi avec l’arrivée de Claudio Ranieri à ses commandes à recréer un engouement qui fait de la ville éternelle quelque chose d'unique...

Ainsi pour le déplacement à Bari cet après-midi, la Préfecture des Pouilles a réservé toute la Curva Sud du stade San Nicola pour les tifosi romanisti. Soit 15 000 places, qui, pour des raisons de sécurité, seront ramenées à 13 000 places…

Les autorités Baresi redoutent aussi une affluence particulièrement importante de véhicule en provenance de Rome car la ligne ferroviaire qui relie la Capitale à Bari est actuellement fermée.

De nombreux tifosi de la Roma en provenance de la région des Pouilles et des régions limitrophes sont aussi attendus…

Il faut dire que les deux clubs entretiennent de bonnes relations puisque que permettrent aux tifosi Romains de bénéficier d’un maximum de places, les abonnés Baresi qui habituellement ont leurs places dans ce secteur du stade San Nicola seront invités à se déplacer dans une autre tribune.

À noter que lors du match aller, 10.000 tifosi de Bari avaient pu prendre place dans le stade Olympique de Rome…

Ce déplacement impressionnant ne constituera cependant pas un record pour la tifoseria romanista, car en 2001, ils étaient venus à près de 25 000 jusque dans le Sud de la botte pour voir la Roma obtenir le scudetto (victoire 4-1)

vendredi 2 avril 2010

Intervention disproportionnée des CRS contre les Ultramarines : Dépôt de plainte en vue…


Voilà des hommes qui vont faire la fierté de leur Ministre de tutelle, puisque la toute nouvelle Section d'Intervention Rapide (SIR), chargée de faire régner l'ordre dans les stades s’est déjà distinguée mardi dernier dans le secteur visiteur de Gerland à Lyon en intervenant de façon totalement disproportionnée contre les supporters Bordelais

Loin d’avoir pourtant une réputation violente les ultras Bordelais ont fait l’objet d’une charge musclée de la nouvelle Section d’Intervention rapide répondant en cela à des « provocations » de supporters bordelais, qui jetaient des boulettes en papier (non mais quelle violence !!!) et adressaient des « doigts d’honneur » (!!!) aux membres de la SIR…

Résultat : Les forces de l’ordre (quel ordre au fait ?) ont chargé dans la tribune avec gaz lacrymogène et coups de matraque à l’appui faisant ainsi plusieurs blessés dont deux ont eu l’avant-bras fracturé. Trois ultras Bordelais ont aussi été interpellés…

En fait selon des témoignages concordants, il semblerait qu’une seule personne aurait fait un doigt d'honneur aux policiers qui se trouvaient a l'étage et qui ont donc voulu l'interpeller sans ménagement en lui sautant carrément dessus, provoquant un mouvement de foule et une réaction d’autres supporters Bordelais qui se trouvaient plus bas…

Les CRS de la SIR ont ensuite commencé a taper sur tout ceux qui se présentaient devant eux « gazant » de lacrymo n’importe qui se trouvait devant eux et en bloquant les supporters présents dans le parcage alors qu’il devenait difficile d’y respirer

C’est l’intervention des stadiers Bordelais qui aura permis de ramener un peu de calme en s’interposant entre les deux lignes….

Les Ultramarines viennent d’annoncer qu’ils allaient porter plainte

Huis clos partiel pour les MTP, ce n’était donc pas un « Poisson d’Avril » !


Hier dans sa grande cohérence, la Commission des compétitions de la LFP a décidé de sanctionner d'un huis clos partiel « le secteur des MTP » lors de la rencontre OM – Sochaux du mercredi 7 avril prochain (19h, ça c’est encore un putain d’horaire en semaine pour un sport populaire…)

L’affaire datait du 4 octobre 2009, quand lors du match OM – Monaco, les MTP avaient dans le cadre de leur 15ème anniversaire fait utilisation d'engins pyrotechniques dans leur secteur du Virage Nord.

Bien évidemment, il ne doit y avoir rien de plus grave que ces quelques fumis (une quarantaine certes) dans le football français en ce moment pour prendre une telle décision, aussi inepte qu’inappropriée…

Concrètement, l'accès au virage Nord sera donc interdit aux membres des MTP pour la rencontre de mercredi prochain, pour ceux qui connaissent les conditions d’accès au Vélodrome, cela fait sourire, mais bon, officiellement donc  les MTP ne pourront accéder à ce match.

Et les autres d’ailleurs ? Car même si cela ne touche qu’un groupe et peut-être pas le meilleur (chacun ses goûts) il serait de bon ton que les autres groupes affichent un minimum de solidarité, mais là encore, qu’il est loin le temps du F.U.W…

Le communiqué des MTP :
"Suite aux évènements en date du 4 octobre 2009, le MTP tient à apporter certaines précisions. Ce soir-là, une quarantaine de fumigènes ont été comptabilisés dans la zone MTP. Le groupe fêtait son 15ème anniversaire. Malgré ce nombre apporté, aucun incident ni blessé n’a été déploré sur notre secteur. La LFP a d’abord sanctionné notre anniversaire par un "huis clos total", avant de se rabattre sur un "huis clos partiel" pour le seul groupe Marseille Trop Puissant. Le MTP a décidé d’accepter ce huis clos. La seule raison qui nous pousse à cette décision est qu’en cas d’appel, le partiel deviendrait total. Nous ne voulons pas, dans un premier temps, pénaliser les autres supporters marseillais. De plus, notre équipe est plus que jamais engagée dans la course pour le titre. Un stade vide, sans soutien serait un véritable manque dans cette conquête. Le match à huis clos devrait être OM – Sochaux du 7 Avril. Cette décision nous paraît totalement injuste vis-à-vis du comportement du groupe sur le terme de "fumigènes". Cela a été le seul "gros incendie" dans le secteur MTP de la saison, qui plus est pour nos quinze ans. Nous vous donnerons plus de détails sur toute cette triste affaire lors du match OM – Lens de ce dimanche."

This is England : Cock Sparrer, "Running Riot in 2010"


Évènement en marge du football la semaine dernière, mais tellement lié à ce qu’a pu être le (ce) football Anglais de la fin des années 70 et des années 80 avec le retour de Cock Sparrer à Londres.

Là encore, voilà un nom qui ne dira pas grand chose aux jeunes générations, mais pour les (plus) anciens, à l’instar des Cockney Rejects dont ils partagent la passion pour West Ham United, Cock Sparrer, représente un, sinon le groupe, qui a lancé la Oi! dans les années 70 en Angleterre.

Retour en arrière, en 1972 précisément avec la création dans le « East End » de Londres de Cock Sparrer (initialement Cock Sparrow, un terme familier en cockney)

Formé de Colin McFaull, Mick Beaufoy, Steve "Burge" Burgess et Steve Bruce, des amis d’enfance, Cock Sparrer développera ce qu’on appellera ensuite la streetpunk ou la Oi!

Le groupe sortira quelques albums dont Running Riot in ’84 (Octobre 1984) avant de disparaître et de refaire quelques apparitions occasionnelles à compter de 1992.

Après avoir sorti un nouvel album studio en 2007 (Here We Stand), ils  avaient participé à quelques festivals ces dernières années, notamment le Wasted/Rebellion festival ou le Punk & Disorderly-Festival de Berlin in 2009.

Mais vendredi soir, avec cette relation endémique à la Grande-Bretagne qui lie la musique et le football, les hooligans et les skinheads, c’était le retour de Cock Sparrer sur Londres où les quatre membres historiques, toujours présents (McFaull, Beaufoy, Burgess et Bruce) ne s’étaient plus produit depuis dix-huit ans. Mais cette fois, cela se passait de l’autre côté de la Capitale Anglaise, du côté de Camden, dans l’Ouest Londonien, à Kentish Town plus précisément

Et dix-huit ans après, les morceaux de Cock Sparrer résonnaient toujours dans les têtes du public Londonien, un public « vintage » lui aussi, où se mélangeaient notamment Punks et Skinheads…

Comme de nombreux groupes de cette période 70/80 et notamment là encore, les Cockney Rejects, Cock Sparrer avait dû faire face dans sa première période, à une volonté de récupération politique, notamment de la part du British National Front alors que jamais un de ses membres n’ait affirmé une opinion significative…

Mais le (leur) discours patriotique a toujours suscité cette ambiguïté avec des paroles telles que « England belongs to me, a nation’s pride the dirty water on the rivers, no one can take away our memory, England belongs to me…tirées du single England belongs to me (sur la pochette originale, les quatre membres posent derrière les grilles d’entrée d’Upton Park, le stade de West Ham)…

Mais peut être que seuls les Anglais auront su comprendre (affirmer) que l’on pouvait être patriote, aimer son pays sans pour autant être un fasciste…

Le reste, on s’en branle ! Pogo !!!…

jeudi 1 avril 2010

Yougoslavie : La guerre qui a commencé dans les stades…(Vol I)


Le rôle qu’ont joué les compétitions sportives et notamment le football dans l’éclatement de la Yougoslavie est à la mesure de la forte considération sociale dont bénéficiait la pratique sportive et en premier lieu celle du football, sport populaire par essence…

La Yougoslavie valorisait le sport comme outil de formation de l’homme nouveau, comme tous les régimes communistes, et le pays a été doté d’institutions et d’infrastructures sportives de bon niveau. Le sport avait à la fois vertu d’entraînement physique prémilitaire et d’instrument de propagande politique. Les compétitions internationales étaient en effet l’occasion d’accroître la réputation du pays.

Depuis la rupture avec Staline en 1948, la Yougoslavie était largement isolée sur la scène internationale, avant que le Mouvement des non-alignés ne lui reconnaisse un rôle dirigeant. Les succès sportifs étaient une illustration des vertus de la voie socialiste yougoslave.

Dans ce cadre, le football a souvent été le porte-drapeau des passions identitaires et nationalistes, essentiellement au travers des affrontements entre les clubs Serbes et Croates

Par ailleurs, les citoyens yougoslaves ayant la possibilité de voyager librement et de s’établir à l’étranger pour travailler, des footballeurs professionnels yougoslaves ont très tôt rejoint les championnats Européens, avides de ces magnifiques techniciens.

Contrairement aux pays du bloc soviétique, la Yougoslavie socialiste n’a jamais condamné ces « désertions ». Au contraire, les joueurs et les entraîneurs yougoslaves se voyaient attribuer une véritable fonction d’ambassadeurs de leur pays.

Durant les années 1990, quand la Yougoslavie et globalement les Balkans coïncidaient, pour les Occidentaux, avec violences et guerres ethniques, les footballeurs des Républiques ex-yougoslaves ont toujours eu à coeur de donner une image positive de leur pays et/ou de défendre la cause nationale.

Certains poussant leur engagement (politique et nationaliste) jusqu’à partir combattre tel Vladan Lukic, international Serbe et actuel Président de l'Etoile Rouge de Belgrade qui fit un passage par le FC Metz où il signa en 1997 avant de le quitter (précipitamment) en 1999 pour s'engager dans l'armée Serbe, alors que l'OTAN venait de bombarder Belgrade…

Les sociétés balkaniques sont aussi des sociétés traditionnelles où le prestige lié à la force et à l’endurance physique est très important. L’esprit de compétition est donc naturellement répandu puisque exprimées à travers le football, la rivalité et l’identification prennent une importance cruciale quand les identités nationales se redéfinissent.

À travers le football, les nouvelles frontières nationalistes pouvaient donc s’exprimer et se consolider.

Ainsi, lorsque commence le processus d’éclatement de la Socijalisticka Federativna Republika Jugoslavija (République fédérale socialiste de Yougoslavie) les différentes nations composites reprendront toute à leur compte le prestige lié au football yougoslave et en premier lieu la représentation identitaire des principaux clubs…

à suivre...

12 Arrestations dans l’enquête sur le meurtre du jeune hincha de Newell's…


Plusieurs "descentes" de Police, dans différents quartiers de Rosario, ont permis les arrestations de plusieurs membres de "la banda de los Monos", soupçonnés d’être impliqués dans la mort de Walter Cáceres, un jeune hincha de Newell’s Old Boys…

Ariel Máximo Cantero plus connu sous le surnom « d’Ariel » et chef de la redoutable banda de los Monos a été arrêté dans les dernières heures avec plusieurs de ses hommes dans le cadre d'une opération de grande envergure destinée à retrouver les auteurs du meurtre de Walter Cáceres, un garçon de 14 ans qui avait reçu trois balles dans la tête alors qu'il rentrait de Buenos-Aires à Rosario après avoir assisté au match entre Huracan et Newell's le 4 Février dernier.

Au total, 12 mandats d’arrêts ont été exécutés dans les quartiers de Las Flores et de La Granada, à l’extrême sud de la ville. Au cours de l'opération ont été saisies trois voitures, cinq motos, des pièces automobiles, des armes et des répliques de pistolets. Les policiers ont également saisi une quarantaine de téléphones portables et environ 40000 pesos en espèces…

Aucune trace de drogue n’a par contre été trouvée, alors que la "banda de los Monos" a toujours été soupçonnée (accusée) de diriger le trafic de drogue dans le sud de la ville. Apparemment, ils auraient « senti » (ou été informés) que ce raid était imminent, et auraient "bougé" la drogue dans d’autres planques…

Des vestes d’uniformes de police ont été trouvées dans une des maisons perquisitionnées, ainsi qu’une chemise semblable à celle utilisée par l’Agrupación de Orden Público ( Police de la province de Santa Fe) et d’autres objets tels que des insignes de police…

La Police devra déterminer quels étaient les liens entre la "banda de los Monos" d’Ariel Máximo Cantero et Roberto « Pimpi » Camino, l’ancien chef de la barra de Newell’s accusé d’être, sinon l’auteur, du moins le commanditaire de cette attaque liée à la guerre interne que se mène diverses factions de la barra rosarina

Roberto «Pimpi» Camino a depuis lui aussi été abattu, criblé de balles le 19 Mars dernier devant un bar de Rosario…

mercredi 31 mars 2010

Dr. Martens, autre légende des tribunes populaires…

"Dr. Martens", Si cela ne « parle » peut-être pas vraiment aux jeunes générations, la DM est pourtant un élément essentiel de la subculture des années 70 et 80 qui perdure encore aujourd'hui

"Dr. Martens", chaussure mythique d’une “certaine” génération qui aura fréquenté assidûment les « terraces » en Angleterre comme les virages populaires en France fête demain ses 50 ans.

Une longévité pour le moins inattendue pour ce qui n'était à l'origine qu'une chaussure orthopédique…

1959, deux médecins allemand, le docteur Maertens et le docteur Funck veulent développer la commercialisation de cette chaussure équipée d’une semelle à coussin d'air confectionnée par Maertens (pendant sa convalescence suite à un accident de ski) achetée à 80% par des Allemandes ayant atteint la quarantaine…

Ils seront donc aidés par la famille Griggs, industriels Anglais de la chaussure.

Le 1er avril 1960, la première Dr. Martens (le nom a été anglicisé) sort donc de l'usine Griggs dans le petit village de Wollaston (Northamptonshire). Elle a un nouveau design, huit oeillets, est couleur sang de boeuf avec une distinctive couture jaune, et s'appelle "1460" en hommage à son jour de naissance.


Cette chaussure « made in England » s'adresse désormais à la classe ouvrière qui découvre une alternative plus confortable et plus économique que ses rivales aux rigides semelles de cuir. Moins chère, la DM était aussi plus légère, plus portable et plus solide. C'est pour ça que de nombreux phénomènes comme les skinheads et les punks l'ont très vite adoptée.


Par dérivation, elle trouva rapidement sa place dans les « terraces » tribunes populaire des stades Anglais, aujourd’hui disparues. Elle trouva aussi vite sa place dans les affrontements entre « firms » britanniques avant de passer la Manche pour être adoptée par toute cette jeunesse qui constituait ce noyau underground de subculture identitaire (au sens premier du terme) que pouvait alors constituer la mouvance skinhead (et tous ses dérivés)


Au début des années 70 de nombreux supporters ont commencé à peindre leurs Doc Martens aux couleurs de leur équipe (ou à les peindre en blanc) et enlever le cuir autour des semelles pour faire ressortir l'acier en dessous. C'est à cause de ce type de comportement (ainsi que des violences liées au hooliganisme) que la Police Britannique détermina que les Dr Martens pouvaient être une arme offensive, et a alors exigé que tous ceux qui en portaient les jours de football en retirent les lacets (souvent rouge ou blanc selon les idéaux politique d'ailleurs) avant de rentrer dans le stade pour tenter de juguler l’utilisation violente qui en été faite par les hools…


Associée à ces violences skinheads et hooligans, la Dr. Martens sera aussi interdite dans certains stades britanniques…


Quoi qu’il en soit, en quelques années, la 1460 était devenue l'atout incontournable des mouvements de la contre-culture qui y voient un symbole de leurs racines ouvrières…


Aujourd’hui, plus de 100 millions de paires ont été écoulées dans le monde depuis ce 1er avril 1960. Environ 250 modèles sont proposés à chaque collection et même si désormais la quasi-totalité est fabriquée en Asie (depuis 2002) une cinquantaine de paires sortent toujours de Wollaston chaque jour, principalement le modèle "vintage" de la 1460, fabriquées par une dizaine d'employés avec de vieilles machines…

à Fabien, Marc, Michel, aux déplacements, aux galères, aux sorties de stade et à nos souvenirs de jeunesse Marseillaise... Oi!

Burnley - Blackburn : 42 arrestations et 12 mises en examen lors du derby du East Lancashire…



Match à « l’ancienne » ce week-end à Burnley suite au match et à la défaite face à Blackburn (0-1) quand l'arbitre du match, Mike Dean et deux joueurs des Rovers, David Dunn et Chris Samba qui répondaient à une interview d’après match pour la télévision Anglaise ont été bombardés avec des pièces par les supporters en colère de Burnley (19ème au classement et quasiment relégué)

Des affrontements sont alors survenus entre stewards et supporters faisant des blessés parmi les agents de sécurité du club dont un qui a été transporté à l'hôpital avec des blessures au dos. D’autres stewards et plusieurs policiers ont aussi été blessés dans ces accrochages après le coup de sifflet final, alors qu'ils tentaient de contenir les supporters des deux clubs qui voulaient en découdre.

Plus tard, les affrontements ont continué dans le centre ville de Burnley où il y avait toujours une forte présence policière dans les rues plusieurs heures après le premier derby en Premier League, entre ces deux clubs distants de 17kms, depuis près de 40 ans.

La police du Lancashire avait pourtant mis en place des contrôles rigoureux pour contenir des supporters de Blackburn en s'assurant qu'ils pénètrent dans Turf Moor, le stade de Burnely  deux heures et demi avant le coup d’envoi.

Au total, 42 personnes ont été arrêtées dont 12 (âgées de 22 à 44 ans) ont d’ores et déjà été mises en examen…

Tournoi de Clôture 2010 : Independiente revient aux affaires…


Alors qu’il ne reste plus que huit journées à disputer dans ce Tournoi de Clôture 2010, le fait marquant au delà de la décadence confirmée de Boca juniors er River Plate, les deux grands des dernières décennies, reste le retour au premier plan, d’un autre mythe du football Argentin, le Club Atlético Independiente.

Independiente, surnommé « Rey de Copas » recordman des victoires en Copa Libertadores (7 titres) mais qui court après son passé depuis des années. Ainsi le club d’Avellaneda n’a pas participé à la Libertadores ces cinq dernières saisons et sa dernière victoire « locale » date de 2002 (Tournoi d’Ouverture). Quant à son dernier titre international, il date de 1984 avec une dernière victoire en Libertadores et un titre de Champion du Monde des clubs obtenu face à Liverpool…

Ainsi depuis huit longues années, les « Diablos Rojos de Avellaneda » courent après le titre, sans jamais jusqu’à présent parvenir à ajouter une quinzième ligne à leur palmarès…

Pour un des cinq « clasicos » du football Argentin (de son passage au professionnalisme en 1931 jusqu’en 1966, cinq clubs se partagèrent sans discontinuité les titres de champion : Boca Juniors, River Plate, San Lorenzo, Independiente et Racing), le temps commence à peser et la demande est forte du côté de la hinchada

Mais cette année tout pourrait enfin changé puisque après 11 journées disputées, le club d’Avellaneda fait la course en tête et se retrouve désormais leader avec 24 points (une seule défaite) soit trois d’avance sur l’étonnant Godoy Cruz et quatre sur Estudiantes La Plata

Mieux cette 11ème journée aura permis à Independiente de faire la bonne affaire puisque avant d’aller affronter Colon à Santa Fe dimanche, les joueurs de l’entraîneur « Tolo » Gallego avaient vu ses deux poursuivants s’affronter dès vendredi avec une victoire de la Pincha (2-1) qui permettait à El Rojo de se débarrasser quelque peu de la pression du club de la Province de Mendoza, même si ce résultat permet aux coéquipiers de Juan Sebastián Verón de revenir dans la course au titre.

Avec au final un nul ramené de son déplacement dans la  ville où fût approuvée la première Constitution de l'Argentine en 1853 (1-1) Independiente peut désormais légitimement croire à ses chances de titre.

Avec une équipe solide, composée d’un mélange entre jeunes espoirs et anciens expérimentés tels que Gandin, Silvera, Gracian, Piatti, Galeano sans oublier un joueur connu du côté de Marseille mais qui n’y aura pourtant pas laissé un souvenir impérissable, Eduardo Tuzzio, Independiente possède un effectif qui semble en mesure de tenir la cadence jusqu’à la dernière journée, d’autant plus qu’Estudiantes est engagé en Copa Libertadores avec la particularité de ces (ses) déplacements longues distances qui caractérisent aussi cette compétition.

Pour le reste, ce Tournoi de Clôture est marqué par la déchéance (confirmée) des deux géants du football Argentin que sont Boca Juniors et River Plate.

Même si la victoire de Boca lors du superclasico avait apporté un peu de bonheur dans le quotidien très compliqué des xeneizes (tensions entre joueurs, entraîneur contesté, descente de la barrabrava au centre d’entraînement pour mettre la pression…) la (lourde) défaite de ce week-end (4-1) face à Chacarita, qui plus est face à un club dont la hinchada et celle boquense se détestent ostensiblement, aura rapidement ramené le club de La Boca à son triste quotidien (18ème au classement)

Et que dire de River Plate, qui se traîne, lui aussi, en bas de classement (et la défaite à domicile face à Argentinos lundi soir ne fait qu'empirer ce constat) mais qui surtout se prépare une prochaine saison de tous les dangers avec un véritable risque de rétrogradation en Primera B, si les choses en restaient là et surtout si son capital point n’évoluait pas significativement d’ici la fin de saison. Les rétrogradations en Argentine se calculent sur la moyenne des points des trois dernières saisons, soit six tournois et les Millonarios qui restent sur deux saisons très moyennes perdront le bénéfice de leur bonne saison 2007/2008 ce qui pourrait leur valoir de débuter le prochain Tournoi d’Ouverture en position de reléguable. Inconcevable !…

mardi 30 mars 2010

La Barra de Chacarita réussi à passer une banderole provocatrice aux couleurs de Boca…


Une faille de sécurité évidente dans les contrôles d’accès au stade Tomás Adolfo Ducó, le stade de Huracán dans lequel avait été déplacé la rencontre toujours très sensible du côté hinchada entre Chacarita et Boca a permis aux barrabravas des « funebreros » d’entrer une banderole aux couleurs xeneizes sur laquelle apparaissait un message sarcastique et provocateur à l’encontre de la « 12 », la barra boquense et en particulier contre son chef actuel Mauro Martín.

"Mauro Martín, jefe de la PFA", (Mauro Martin, chef de la PFA - Policía Federal Argentina) indiquait ainsi la banderole aux couleurs « azul y amarilla », insulte suprême entre barra qui s’accusent mutuellement de bénéficier de protections de la part de la Police Fédérale.

Il faut savoir qu’il est fait interdiction aux barrabravas d'un club de faire pénétrer dans un stade des banderoles ou drapeaux (volés ou confectionnés spécialement) aux couleurs de l’adversaire…

On sait l'inimitié qu’il y a entre les deux barras, qui comptent de lourds antécédents et qui s’étaient violemment affrontées en 1999 et en 2003, affrontements pour lesquels plusieurs barrabravas de Boca y compris Rafael Di Zeo, l’ancien chef de la barra de Boca ont été condamnés et emprisonnés.

Les deux barras se sont respectivement accusées durant tout le match d’être « amigos de la Policía ». À la banderole de Chacarita, la hinchada xeneize a ainsi répondu par des chants dont le grand classique « En San Martín, hay una banda, hay una banda de vigilantes, van a la cancha, en patrullero, y el comisario es Barrionuevo » qui accuse (en résumé) la  Banda de San Martin (la barra de Chaca) de se déplacer sous la protection de la Police…


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Affrontements entre tifosi du Genoa et de Bari sur une aire d’autoroute…

Vingt tifosi de Bari sont poursuivis pour violence après une rixe avec des tifosi du Genoa qui a eu lieu avant-hier soir sur une aire d’autoroute dans le Chianti (Toscane)

Ces tifosi Pugliese faisaient partie d'un groupe d’une cinquantaine de personnes qui durant la nuit revenait du déplacement à Livourne, ceux du Genoa revenant quant eux de leurs déplacements à Sienne.

Selon les premiers éléments de l’enquête, les ultras Baresi sont à l’origine des heurts, après avoir volé une écharpe à l'un des tifosi rossoblu et « giflé » un autre tifoso de l'équipe Ligure…

Les deux groupes se sont ensuite affrontés, faisant quelques blessés légers et dégâts dans la station d’autoroute avant que la Police n’intervienne.

Si le deux tifoserie ne présentent pas d’antécédents significatif, l’animosité entre les deux groupes relève plus des liens d’amitiés entre les ultras de Bari et ceux de la Sampdoria (encore constatés la semaine dernière lors du déplacement de la Samp dans les Pouilles).

On se souvient aussi de la polémique qui avait suivi le report du match Genoa – Bari, prévue le 20 décembre dernier, et qui avait été reporté pour cause de terrain enneigé, déclenchant l’ire des dirigeants Baresi suspectant un « coup monté » de leurs homologues Genoani

En effet il apparaissait sur des enregistrements vidéos de la nuit du 19 décembre que des individus avaient réussi à pénétrer dans le Marassi et avaient durant près de trois quart d’heure jeté de la neige sur le terrain et arrosé d’eau les tribunes gelées, provoquant ensuite l’impraticabilité du stade.

Ce match arrivait deux jours après une rencontre européenne et alors que le club Gênois comptait de nombreux blessés. Du côté de Bari ce comportement avait été mal vécu par les tifosi…