samedi 17 avril 2010

Sheffield : Wednesday Vs United, the Steel City derby…


Le Steel City Derby (Derdy de Sheffield) est un de ces multiples derbys Anglais qui oppose Sheffield Wednesday à Sheffield United

S’il n’est pas vraiment (re)connu des amateurs de football du vieux continent, il n’en est pas moins largement considéré en Angleterre, comme l'un des plus passionnés et exaltés derbys du football Britannique.

Affrontements à Vérone : Arrestations de cinq tifosi de Pescara


Quatre tifosi de Pescara ont été arrêtés mardi dernier dans la cité des Abruzzes alors que précédemment, un autre avait déjà été interpellé dimanche après des affrontements autour du stade Bentegodi à Vérone.

vendredi 16 avril 2010

Coupe des Pays-Bas : La finale en match A/R

Alors que la municipalité de Rotterdam avait initialement exceptionnellement accepté la présence des supporters de l’Ajax pour cette finale entre Feyenoord et l’Ajax Amsterdam, la décision vient d’être prise de faire jouer, pour éviter toutes violences entre supporters, cette finale de la Coupe des Pays-Bas en match aller-retour…



Les restrictions concernant les supporters adverses restent aussi de mise puisque aucun supporter adverse ne pourra faire le déplacement.


Le match aller se disputera donc le dimanche 25 avril à l'ArenA d'Amsterdam tandis que le match retour se jouera le jeudi 6 mai sur la pelouse du Feijenoord Stadion (surnommé De Kuip) Initialement, cette finale entre les deux grands clubs rivaux devait se jouer lors d'un match unique le 25 avril à Rotterdam et à titre exceptionnel le Maire de Rotterdam avait souhaité autoriser la venue des fans amsterdamois dans la cité portuaire batave.


Toutefois, la franche opposition de l’opposition municipale et les craintes d’affrontements soulignés par la Police auront eu raison de cette initiative…

Clásico rosarino : La clásica fiesta


Comme pour chaque Clásico de Rosario, hier soir a eu lieu entre 19h et 20h30 l’habituelle fête des hinchas de Newell’s Old Boys qui précède ce match tout à fait particulier…

Ainsi, il y avait 25000 personnes présentes au Coloso del Parque, le stade des Newell’s Old Boys situé dans le Parque de la Independencia pour l’habituel « banderazo » …

El Banderazo rojinegro (le drapeau à damier rouge et noir) est devenu, au fil des ans un rituel pour les supporters de Newell's Old Boys, qui est apparu dans les années 90 comme un signe d'encouragement à l'équipe, et a fini par être l'une des traditions les plus importantes avant le Clásico contre Rosario Central.

Un jour de semaine, généralement le jeudi précédant le match, des milliers de hinchas se réunissent au Coloso del Parque pour encourager l'équipe. Une véritable ode à la passion du football et à celle des « leprosos »

Les drapeaux et les chants des supporters de Newell's Old Boys sont quelques-uns des principaux moments d’émotions de ce spectacle, qui au fil du temps est devenu une véritable communion identitaire…

Ainsi avant l’entrée des joueurs, ont été présentés des anciens joueurs du club comme Víctor Ramos, Germán Real et Dezzotti, entre autres. Un feux d’artifices a été tiré avant que les lumières ne s’éteignent pour accueillir les joueurs qui joueront dimanche, sous la conduite de l’ancien international Roberto Néstor Sensini, revenu au club comme entraîneur après y avoir débuté comme joueur avant de faire carrière dutant près de 16 ans en Italie (Udinese, Parme, Lazio) ….

Coupe des Pays-Bas : Les supporters de l’Ajax pourront aller à Rotterdam…


Belle affiche en perspective le 25 Avril prochain lors de la finale de la Coupe des Pays-Bas avec une affiche qui opposera le Feyenoord Rotterdam à l'Ajax d'Amsterdam.

Au-delà de cet affrontement toujours très particulier entre deux clubs qui ne s’aiment guère (euphémisme), se posait la problématique de la venue des supporters de l’Ajax au Feijenoord Stadion où se jouera la finale. En effet depuis l'année dernière et une série d'affrontements violents entre supporters des deux équipes, les supporters de l’Ajax sont interdits pour cinq ans de déplacements vers la ville portuaire et réciproquement, ceux de Feyenoord ne peuvent plus aller à l’Arena Stadium encourager leur équipe…

Mais le Maire de Rotterdam, Ahmed Aboutaleb a accepté de faire une exception pour ce nouveau Klassieker entre les deux équipes les plus polaires du pays et les supporters de l’Ajax d’Amsterdam seront donc autorisés à venir à Rotterdam malgré les craintes d’affrontements entre les factions les plus radicales (Het Legioen et F-Side) des supporters des deux camps.


Cette décision a suscité de nombreuses critiques de la part de l'opposition municipale, d'autant plus que le risque de voir que des supporters interdits de stade puissent être présents lors de cette finale n'a pas été écarté...

Il faut dire que cette interdiction de déplacements faisait notamment suite aux incidents survenus lors d’Ajax – Feyenoord du 15 février 2009, quand une vingtaine de supporters de l’Ajax avaient été arrêtés alors qu’ils tentaient "d’accueillir" avec des jets de projectiles, notamment des bouteilles, les supporters de Feyenoord qui arrivaient en train à l’ArenA.

Un certain nombre de ces derniers ont par la suite entonné leur désormais traditionnel chant antisémite, comme à chaque match entre les deux clubs (« Hamas, Hamas, Joden aan het gas », soit en français « Hamas, Hamas, les juifs au gaz »).

Ces derniers évènements se sont donc ajoutés à une très longue série d’incidents, dont ceux qui avaient eu lieu en marge d’un match entre les équipes réserves des deux clubs, trois jours auparavant, parfois bien plus graves, causés par les supporters des deux clubs rivaux.

Cette interdiction du déplacement des supporters adverses lors des matchs entre l’Ajax et Feyenoord pendant 5 ans devait être réévaluée au bout de deux ans. La finale de la Coupe servira donc de test grandeur nature

Cette mesure n’était pas une première pour l’Ajax, puisque les matchs entre le club amstellodamois et ADO Den Haag (La Haye) se jouent déjà actuellement sans supporters visiteurs après qu’en février 2006, environ 70 hooligans de l’Ajax aient attaqué la maison des supporters d’ADO Den Haag, blessant 8 personnes dont deux à l’arme blanche…

Cette attaque a été considérée comme un acte de représailles puisqu’en janvier 2005, la maison des supporters de l’Ajax (cette fois) avait été complètement détruite par un incendie criminel et bien que les coupables n’aient jamais été identifiés, les supporters de l’Ajax ont toujours fortement suspecté les hooligans d’ADO d’en être les responsables…

Manchester City - Manchester United, une occasion d’effacer des années de frustrations…


Le City of Manchester Stadium accueille ce samedi 17 avril 2010 (12h45), le derby entre les blues de Manchester City et les reds de Manchester United.

Un match qui n’a jamais atteint l’intensité d’un Old Firm (Rangers/Celtic) ou d’un choc de la Mersey (Liverpool/Everton). Mais ce week-end le contexte des deux clubs, avec un Man City installé dans le Big Four et qui entend y rester et un Man United qui faute de victoire serait alors irrémédiablement distancé par Chelsea dans la course au titre (sans parler de la menace d’Arsenal) en font un rendez-vous très attendu à Manchester et dans toute l’Angleterre…

Historiquement il est pourtant vrai que ce derby n’a jamais inspiré de grandes envolées parmi les fans de football Anglais. Pourtant tout avaiit commencé le 12 novembre 1881, quand l’équipe de Newton Heath bat celle de St. Mark's (West Gorton). Un match parmi d’autres à Manchester où existent déjà de nombreux clubs de foot. L’équipe victorieuse est un club de cheminots basé au nord-est de la ville. En 1902, elle troquera son maillot jaune et vert pour une tunique rouge et sera rebaptisée Manchester United. L’autre est issue de l’équipe de cricket de la paroisse de St Marks. Après diverses fusions, elle deviendra Ardwick Football Club en 1887, puis sept ans plus tard, Manchester City.

Au fil des années, les clubs du tout Manchester vont entrer dans le rang, au pire disparaître, et seuls deux d’entre eux garderont leur place dans la cour des grands. Leur rivalité ne va ainsi se développer que lentement, et prendra son essor lorsque chacun d’eux aura trouvé son Sweet home. United s’installe dès 1910 à Old Trafford, dans la banlieue de Stretford. City quant à lui reste fidèle à la ville en prenant place à Maine Road en 1923. Une connotation religieuse va la première tenter de s’emparer du derby Mancunien. De par son origine paroissiale, City se voit attribuer une étiquette protestante, alors que United, parce qu’elle est la première à accueillir des joueurs irlandais, va recevoir le soutien des communautés catholiques. Cette opposition sur le terrain religieux ne durera guère, les repères de chaque communauté n’étant pas aussi nets qu’à Glasgow notamment…

L’opposition entre clubs des riches et clubs des pauvres ne tient pas non plus la route. Il y a autant de monde issu des couches populaires que des classes aisées dans un stade comme dans l’autre. La rivalité entre les deux clubs n’a toujours été que sportive. United affirme haut et fort qu’il est le club le plus populaire d’Angleterre, mais City prétend détenir le coeur et l’âme de la ville.

La rivalité des clubs de Manchester n’atteindra à vrai dire jamais la dimension des derbys de Glasgow ou de Liverpool. Et pour cause, rarement les deux clubs ont fréquenté les sommets en une même période. L’ascension de l’un a souvent croisé le déclin de l’autre. Si Manchester City est le premier à poser son nom sur un palmarès national (la FA Cup en 1904), United le dépasse bien vite en s’adjugeant deux titres de champion d’Angleterre (1908 et 1911) et la Cup en 1909.

Dans les années 1930, l’avantage est plutôt en faveur de City, qui s’adjuge la Cup en 1934 et le titre en 1937. Lorsque les deux clubs fréquentent la même division, l’un joue à domicile lorsque l’autre évolue à l’extérieur. Du coup, ce sont souvent les mêmes personnes qui se rendent un samedi à Old Trafford et l’autre à Maine Road. Peu importe la couleur du moment que Manchester gagne. Ce voisinage de bonne intelligence perdurera au lendemain de la seconde guerre mondiale. Old Trafford ayant été détruit par les bombardements, les deux clubs se partageront Maine Road durant presqu’une décennie.

En fait, il faudra attendre la fin des sixties pour qu’apparaisse une réelle et farouche rivalité entre les deux clubs. Dans les années cinquante, l’émergence des Busby Babes et le drame qui brisa leur envol construisirent le mythe de United. D’autre joueurs charismatiques et de belles soirées européennes achevèrent d’en faire l’un des clubs les plus prestigieux du continent.

Une situation qui agace City au moment où celui-ci présente également une belle équipe. En 1968, tandis que le United des Charlton, Best et autres Law conquiert l’Europe, le City de Lee, Bell et Summerbee s’adjuge le titre de champion d’Angleterre.

Désormais, il n’y a plus de copains : il faut choisir son camp. C’est dans ce climat que se dispute ainsi le derby du 27 avril 1974. United a complètement raté sa saison et doit absolument battre City pour se maintenir. Mais il s’incline sur un but de... Denis Law, ancienne gloire locale passée à l’ennemi.

Dans les années 1990, le derby se transforme en western avec les règlements de compte entre le Norvégien Alf-Inge Haaland et l’inévitable Roy Keane. Plus tard, c’est Robbie Fowler, le scouser de passage à City, qui se charge de rappeler aux fans de United combien Liverpool a remporté de Coupes d’Europe.

Alors qu’United s’était depuis longtemps mondialisé avec les capitaux d’outre-Atlantique, Manchester City voulait rester l’âme et le coeur de Manchester. Durant des années, s’il ne devait remporter qu’un seul match dans sa saison, c’était bien ce derby face à l’arrogant voisin.

Le rachat du club en 2008 par le Cheikh Mansour ben Zayed al-Nahyan, membre de la famille royale d'Abu Dhabi et PDG du conglomérat Abu Dhabi United Group a désormais placé les citizens de Manchester dans le même monde élitiste que son puissant voisin…

jeudi 15 avril 2010

Belgrade : Sept blessés dans un train après des incidents en Coupe de Serbie…



Sept personnes ont été blessées dans un train de la banlieue de Belgrade, aujourd’hui par des hooligans masqués s'en sont pris aux passagers à l'aide de barres et de chaînes, tandis que l'un des agresseurs pointait une arme sur le conducteur…

Cinq personnes ont été hospitalisées frappés et blessées à la tête et aux jambes…

Ces incidents sont survenus au lendemain du match opposant mercredi soir l'Etoile Rouge de Belgrade à l'OFK de Belgrade en demi-finale de Coupe de Serbie (1-0). Le tenant du titre, le Partizan de Belgrade reçoit ce soir Vojvodina Novi Sad dans l’autre demi-finale.

Un supporter de l'Etoile Rouge, Igor Vrelic (21 ans) a été touché à l'abdomen par balles en deuxième mi-temps au cours d'une bagarre qui a opposé les Delije à la Plava Unija. Deux autres personnes ont été blessées lors de ces affrontements qui se sont poursuivis à l’extérieur du stade et deux bus ont aussi été attaqués et endommagés…




Parma-Genoa et Roma-Samp, sans tifosi genovesi…


Le Casms (Comitato di Analisi per la Sicurezza delle Manifestazioni Sportive) vient de décider l’application de mesures restrictives en matière de déplacements des tifosi lors des rencontres considérés comme à risques après les graves incidents de Gênes et de Livourne le week-end dernier.

L’organisme d’Etat a ainsi décidé d’interdire la présence de tifosi ospiti pour les rencontres Chievo-Livorno (Serie A) du 17 avril, avec une vente de billets réservée aux seuls habitants de la région Veneto.

Parma-Genoa (Serie A) du 18 avril est aussi concerné avec la encore une vente des places réservée aux résidants de la Région d’Emilia Romagna. Même chose pour Roma-Sampdoria (Serie A) du 25 avril, avec interdiction de vente de billets aux résidents de la Région de Liguria et pour Napoli-Cagliari (Serie A) prévu aussi le 25 avril avec là une vente de places aux seuls résidents de la Région de Campania.

Plus complexe, la décision prise pour le match Inter-Atalanta (Serie A) du 24 avril prochain puisque le Casms a dû prendre en compte la proximité des deux villes Lombardes et a décidé d'interdire la vente de billets pour ce match aux tifosi de l'Atalanta résidents dans la province de Bergame Toutefois les résidents de Bergame en possession d’une carte de membre à « l’Inter Club » pourront acheter une place pour ce match…

Bien évidemment, aucune restriction n’est faite aux possesseurs de la tessera del tifoso tant controversée par les groupes ultras Italiens.

Società Sportiva Lazio - Associazione Sportiva Roma : CURVA NORD LAZIO



L'histoire de la tifoseria de la Lazio a (étonnamment) débutée dans la… Curva Sud vers la fin des années 60, en parallèle des mouvements de contestation de la jeunesse (européenne) de 1968, lorsque des groupuscules de jeunes tifosi s’organisent pour animer les gradins de la Curva Sud du stade Olympique de Rome.

Ce sont les premiers Ultras Laziali !

Ces groupes de tifosi dont il ne reste aujourd’hui que des noms enfouis dans la mémoire collective, Tupamaros, Aquile, Ultras, Vigilantes, NAB, CAST, Marines sont cependant trop disséminés et désorganisés pour créer une véritable tifoseria

Ce ne sera donc qu’en 1971 que débutera l'histoire du premier vrai groupe ultra’ de la capitale digne de ce nom et qui sera crée par des tifosi originaires de Monteverde (proche banlieue de Rome), sous le nom de COMMANDOS MONTEVERDE LAZIO, qui deviendra trois ans plus tard, dans l’enthousiasme du Scudetto les C.M.L.'74.

En 1976, les groupes de la Sud, encore trop divisés, décident de se réunir sous un unique sigle fédérateur : G.A.B.A (Gruppi Associati Bianco Azzurri), qui un an plus tard, en 1977, deviendront les EAGLES SUPPORTERS. Durant plus d’une décennie, la « striscione » portant le nom du premier grand groupe ultra’ « lazialiste » à la consonance britannique sera présente dans le stade Olympique…

En 1978 un autre groupe, plus intransigeant et plus politisé VIKING fait sa première apparition en Curva Sud…

Mais c’est le 28 Octobre 1979, qu’un tragique événement va définitivement changer l’histoire de la tifoseria laziale. Lors du derby de la Capitale, entre la Roma qui reçoit et la Lazio, 15.000 tifosi de la Lazio se trouvent en Curva Nord, lorsque trois fusées paragrêles sont tirées de la Curva Sud, occupée par les ultras « giallorossi » dont une, touche mortellement Vincenzo Paparelli, un père de famille, tifoso de la Lazio.

Dans la même année, les Eagles Supporters opteront donc pour un transfert en…Curva Nord. Ils seront suivis de toute la tifoseria, sauf les Viking, qui ne les rejoindront que deux ans après.

Si les années 80 ont été la pire période sportive de la Lazio, on ne peut pas dire la même chose de la Curva Nord, désormais imitée, admirée et respectée dans toute Italie pour sa chaleur, sa passion et son originalité.

Si la Lazio est touchée par les scandales et les rétrogradations humiliantes, la Curva Sud, elle, gagne toujours et partout. 20 000 tifosi lors de déplacements à Pise et à Arezzo, 4 000 à Udine, autant à Cava dei Tirreni (Cavese) et Rimini, et 80 000 au Stade Olympique pour Lazio - Catane et Lazio - L.R.Vicenza…

Et si la Lazio est aujourd’hui encore vivante et a survécu à cette période (très) critique, le mérite en revient aussi et surtout à ses indéfectibles tifosi, qui iront jusqu’à manifester sur la place de la Via Allegri en 1986 pour éviter sa rétrogradation en Série C…

Parallèlement, c’est aussi durant cette période que les Laziali créeront les premiers gemellaggi (jumelages) importants avec les ultras de Bari, du Torino et de Trieste.

C’est aussi dans les années 80, précisément en 1987, lors d’un Lazio - Padoue, qu’apparaÎt dans la Curva Nord pour la première fois un autre groupe ultra’ qui marquera le début d’une autre époque, les IRRIDUCIBILI.

Un groupe nouveau, de rupture, émanation de "l’Associazione Mr.Enrich" politisé à l’extrême droite, qui changera la façon de faire et d’être de l’ensemble de la tifoseria de la Lazio.

Bien évidemment, cette nouvelle situation créera des tensions avec les Eagles Supporters, synonymes de violents affrontements qui amèneront à la dissolution des Eagles en 1992.

Avec l'arrivée de Cragnotti à la Présidence de la Lazio, arrive le temps des qualifications en Coupes d’Europe, et si la Curva Nord était jusqu’à présent respectée et admirée dans toute Italie, désormais, elle est reconnue dans l’Europe entière…La Lazio traverse l’Europe et ses tifosi la suivent partout : 4 000 à Dortmund et à Vienne, 2 000 à Madrid face à l'Atletico, à Londres contre Chelsea, encore à Madrid contre le Real, 20 000 à Paris (finale UEFA contre l’Inter), 15 000 à Birmingham (finale Coupe des Coupes contre Majorque), 10 000 à Monaco pour 3500 billets disponibles…

Les amitiés évoluent aussi, plus politisées évidemment. Désormais les gemellaggi en Italie se font avec la Curva Nord de l’inter de Milan et les Brigate Gialloblù du Hellas Vérone…

En 1999, des milliers de tifosi laziali descendent à nouveau dans la rue pour protester contre les différences d’arbitrage qui auront permis au Milan AC de dépasser lors de l’avant dernière journée de championnat une Lazio pourtant dominatrice durant toute la saison. De violents affrontements les opposeront aux carabinieri qui utiliseront des camions blindés pour disperser les ultras en colère…

Mais la saison suivante, celle du Centenaire (1999-2000) sera une apothéose avec le deuxième Scudetto de l’histoire du club.

La saison 2002-2003 sera aussi une année remplie de symboles pour la Lazio et les Irriducibili qui s’apprêtent à fêter leur 15ème anniversaire, quand la Società biancoceleste décide d’attribuer à la Curva Nord, le maillot avec le numéro 12. Jusqu’à aujourd'hui et pour toujours, aucun joueur de la Lazio n’a plus jamais porté ce numéro désormais (symboliquement) réservé à la Curva Nord !

En 2004 faute de renouvellement des effectifs, la Curva Nord voit disparaître les Viking, présents au Stade Olympique depuis 25 ans, alors que la Banda Noantri écrasée par la répression policière doit se retirer (momentanément) en Mars 2006 laissant la Curva Nord aux Irriducibili et aux anciens du C.M.L' 74 toujours présents du côté de « l’ingresso » 49 (entrée 49)…

Globalement la Curva Nord reste fortement politisée, ce qui provoque parfois des dissensions internes, notamment entre les Irriducibili, notoirement d’extrême droite et le reste des groupes qui tentent d’exister en dehors de toute idéologie politique, voire d’idéologie contraire comme ont pu l’être les Dissidenti, contraint de quitter la Curva pour rejoindre d’autres secteurs du Stade Olympique de manière plus ou moins anonyme…

En 2007, les Irriducibili connaîtront eux aussi de graves problèmes, liés non seulement à leur comportement violent et extrémiste, mais aussi aux arrestations de Fabrizio Toffolo, Yuri Alviti, Fabrizio Arcivieri et Fabrizio Piscitelli, les quatre "capi" historiques du groupe, accusés d'avoir exercés des pressions sur le Président de la Lazio, Claudio Lolito dans l'affaire concernant la tentative de prise de pouvoir du club "biancoceleste" par un "fantomatique" groupe d'entrepreneur romain derrière lequel se trouvait Giorgio Chinaglia (ancienne vedette du club dans les années 70 et qui n’a jamais caché ses liens avec la mafia…).

Depuis un nouveau code de conduite est apparu dans la Curva Nord avec le retour de la Banda Noantri qui avec des groupes comme In Basso a destra ou White Shoes sont venus en réponse à la gestion commerciale mise en place par les Irriducibili…

Et le renouvellement dans la Curva Nord devrait s'accélérer puisque les Irriducibili semblent avoir décidé de prendre du recul. C'est un pas en arrière qui était dans l'air, notamment après les vives critiques des autres groupes, in basso a destra, WS, CML, Tevere et la Banda Noantri en tête, émises contre la décision d'admettre la candidate du centre droit, Renata Polverini (qui, avant cette visite, était allée saluer Totti à Trigoria ...) dans la Curva Nord lors du match contre Bari.

Le 24 Mars, lors du match contre Sienne, les ultras d'in basso a destra (Banda Noantri) se sont positionnés au centre de la Curva, et ont conduit le tifo tandis que les IRR étaient présents mais n’avaient pas bâché…

Tous les groupes, Banda Noantri, CML, IRR devraient donc bientôt s'unir pour former un groupe unitaire qui devrait prendre le nom de CURVA NORD LAZIO ou CURVA NORD GABRIELE SANDRI…

Hongrie : Des stades sous sécurité renforcée…


Comme dans de nombreux autres pays de l’ex-bloc communiste, la Hongrie subit une importante vague de violence dans ses stades. Pour tenter de juguler cette situation, la Soproni Liga (1er Division) a repris sous le signe de la sécurité et de la lutte contre le hooliganisme.

Afin d’éviter les débordements des hooligans Magyars, comme cela fût le cas ces derniers mois, la fédération hongroise avaient demandé durant la trêve aux clubs les plus touchés par le hooliganisme, de prendre des mesures concrètes visant à endiguer le phénomène…

Ainsi Ferencvaros a renforcé sa politique sécuritaire, ce que devrait aussi faire dans les prochains mois le FC Ujpest. Ces deux clubs historiques et ennemis de Budapest se sont davantage fait remarquer, ces derniers temps, par les violences de leurs supporters que par leurs exploits sportifs. Actuellement, Ferencváros est 8ème à 22 points du premier (Videoton) tandis qu’Újpest est 5ème à 15 points du leader. Les deux clubs sont distants environ de 10 km l'un de l’autre et leurs stades sont accessibles par la même ligne de métro (station Nagyvárad tér pour Ferencváros et station Újpest központ pour Újpest)

Lors du dernier déplacement de Ferencváros à Újpest, un rideau avait été édifié devant la tribune adverse pour que les supporters de Ferencváros soient en sécurité des éventuelles bombes (agricoles) lancées par les supporters de Újpest.

Face à la menace, les dirigeants de Ferencvaros ont donc mis en place un système de carte d’abonnement obligatoire répertoriant l’identité de tous les fans et modernisé le système de vidéo surveillance du Stade Albert Florian. Des sanctions plus lourdes comme des interdictions de stade pourront aussi désormais être infligés aux supporters les plus virulents…

Il faut dire que les supporters des deux clubs se sont bien illustrés dès le début de saison. Ainsi, début Juillet, plusieurs dizaines de supporters de Ferencvaros avaient attaqué leurs homologues allemands lors d’un match amical opposant leur club au Hertha Berlin. Avant et au cours de la rencontre, les « hooligans » magyars tentèrent de pénétrer dans le secteur réservé aux supporters berlinois, jetèrent des bouteilles à ces derniers et les provoquèrent par des saluts et des slogans nazis. Au final, on a recensé trois blessés légers. Quelques jours plus tard, une rencontre qui opposait Ujpest et le Steaua Bucarest comptant pour le deuxième tour de l’Europa League fut émaillée par de nombreux incidents entre les supporters des deux clubs. 

mercredi 14 avril 2010

Quevilly – PSG : Moi Nicolas S, Interdit de stade…


Nulle intention ici de venir déblatérer sur le PSG et ses problèmes de tribunes, chacun ses problèmes et chacun sa façon de vivre sa passion…

Pourtant encore ce soir, le constat sera là et les supporters parisiens ne pourront pas accompagner leur équipe au stade Michel d’Ornano (un ancien Ministre) de Caen sauf à cacher leurs couleurs (ou à se cacher) sous peine d’être aussitôt interpellés par les forces de l’ordre qui seront encore une fois présentes en masse dans le Calvados.

Ainsi à l’occasion de cette demi-finale de Coupe de France, Quevilly – PSG, le Ministre de l’Intérieur, Brice H a donné au Préfet de Basse-Normandie, l’instruction de prendre un arrêt d’interdiction de stationnement et de circulation sur la voie publique de personnes «  se prévalant de la qualité de supporter du PSG » ou « connus comme étant supporter de ce club »…

Les journaux régionaux de Basse Normandie ont titré après cette décision « les hooligans ne passeront pas ». Les supporters Parisiens qui ne sont pas des hooligans et qui en ont rien à branler des histoires entre Auteuil et Boulogne, seront eux aussi condamnés à rester à la maison et ne passeront pas par la Normandie ce soir. Dès samedi par contre, ils pourront, pour certains, rejoindre sans problème la résidence secondaire qu'ils possèdent dans la même région...

Et s’il prenait envie au plus célèbre supporter Parisien de se rendre quand même à Caen ce soir, que se passerait-il donc ? Car Nicolas S, 55 ans, marié, bonne situation professionnelle, a beau être le supérieur hiérarchique de son ami Brice H, dont, il même occupé les fonctions il y quelques années, il devra normalement être arrêté, car supporter du PSG depuis les embrassades de la pelouse du Parc des Princes par Francis Borelli…

Ce soir, le Président de la République sera donc interdit de stade, considéré comme un hors la Loi en Normandie, potentiellement dangereux car « se prévalant de la qualité de supporter du PSG »…

Difficile de trouver plus consternant symbole de l’impuissance des pouvoirs publics de régler quelques problèmes de violences autour du club de la Capitale sans emmerder la très grande majorité des supporters Parisiens, qui n’a pourtant absolument rien à se reprocher. Et comme cette situation pourrait aussi se reproduire ailleurs, chacun y trouvera sa dose d’absurdité …

Deux Napolitains condamnés suite aux incidents d’Udinese-Napoli…


Le tribunal d'Udine a condamné à quatre mois d'emprisonnement avec sursis et 800 euros d'amende, deux ultras partenopei, Cristian Gaglione (23 ans) et Francesco Serafino (28 ans) pour leurs implications dans les affrontements survenus avant le match Udinese - Napoli du 14 Février dernier.

Les deux Napolitains avaient été arrêtés par la Police d'Udine et accusés de complicité de crimes, de possession d’armes par destination et d’avoir participé aux affrontements d’avant match.

L'avocat des deux tifosi avait pourtant rappelé qu’il n'y avait aucune preuve de leurs participations dans les incidents. Ils avaient été arrêtés quelques heures après les affrontements dans la station service de Gonars (Udine) sur l’autoroute entre Venise et Trieste…

Sept personnes avaient été blessées dont 3 policiers lors des affrontements survenus à l'extérieur du Stadio Friuli quand des ultras napolitains sont sortis de deux camionnettes venues de Naples, armés de bâtons et de matraques, pour attaquer les tifosi locaux. Cinq personnes (trois tifosi de l’Udinese et deux policiers) avaient dû être transportées à l'hôpital. De nombreuses voitures avaient aussi été endommagées durant les affrontements avec la police…

Argentine : Un nouveau Tournoi de Clôture démarre sur cinq journées


La nouvelle défaite d’Independiente et les triomphes de Godoy Cruz, d’Argentinos Juniors et d’Estudiantes rendent ce Tournoi totalement indécis et lui donne un caractère dramatique rarement atteint aussi tard dans la saison.

Qui aurait pu imaginer un tel renversement, il y a seulement deux journées, tant il semblait que les « rojos » d’Independiente s’acheminaient vers ce titre tant attendu par la hinchada ? Mais avec deux défaites en autant de journées, tout est redevenu possible et les prétendants sont désormais nombreux.

Dans cette Clausura 2010, les cinq derniers matchs seront décisifs, un mini Tournoi est né pour un nouveau championnat avec cinq équipes Godoy Cruz, Argentinos, Estudiantes, Independiente et Banfield qui apparaissent capables de remporter le titre…

Ce week-end Independiente se rendra à Banfield dans un match quasi décisif pour le club d’Avellaneda qui doit l’emporter pour garder son destin en main. Godoy Cruz de son côté et signe des temps recevra en tant que leader un River Plate qui réalise la pire saison de son histoire. Estudiantes de son côté se déplacera à Tigre et Argentinos à Arsenal Sarandi…

Désormais chaque match est une finale….

Le calendrier des prétendants :

Godoy Cruz : 

River (V) - Chacarita (D) - Central (V) -
Colón (D) - Arsenal (V)

Argentinos : 

Arsenal (V) - Gimnasia LP (D) - San Lorenzo (V) - Independiente (D) - Huracán (V)

Estudiantes : 

Tigre (V) - River (D) - Chacarita (V) - Central (D) - Colón (V)

Independiente : 

Banfield (V) - Huracán (V) - Boca (D) - Argentinos (V) - Lanús (D)


Banfield : 

Independiente (D) - Racing (V) - Huracán (D) - Tigre (V) - Boca (D)

mardi 13 avril 2010

Trois ultras de la Sampdoria interpellés ce matin…


Trois ultras Doriani ont été arrêtés ce matin à l'aube après les affrontements qui ont eu lieu dimanche en début de soirée avant le Derby della Lanterna entre la Sampdoria et le Genoa

Quatre autres tifosi (Genoani et Sampdoriani) ont aussi été identifiés et sont actuellement recherchés.

Les trois interpellés ont à répondre  de résistance à agents publics, de fausse déclaration, de jets d’objets et de violences aggravées. Tous sont âgés entre 25 et 30 ans…

Ces arrestations ont été effectuées sur la base des images et des vidéos confirmant leurs présences durant les affrontements. D’autres Vidéo et photos sont toujours en cours d’analyse par la Digos de Gênes.

Selon la reconstitution des affrontements par la Police, des dizaines de tifosi rossoblù armés de battons et masqués ou casqués ont débouché sur le Cours De Stefanis, en secteur Doriani en cherchant la confrontation, ce qui a immanquablement provoqué une réaction des ultras Sampdoriari.

Une unité de la Police est alors intervenue pour séparer les deux groupes, avant que des renforts n’arrivent et dispersent les protagonistes avec des tirs de gaz lacrymogène.

Quinze personnes ont été blessées dans ces affrontements, en grande majorité des policiers touchés par des projectiles…

Calcio : Semaine à hauts risques pour Livourne…


Situation (très) tendue du côté de Livourne, puisque les dirigeants ont demandé à être sous surveillance policière pour empêcher de nouveaux débordements lors des entraînements programmés cette semaine.

Il faut dire que les ultras Livornese ont exprimé violemment leur colère tandis que la relégation en Série B semble de plus en plus inéluctable après la nouvelle défaire subie ce week-end à domicile face à l’Udinese, un adversaire direct qui plus est.

Les questions de sécurité ont été abordées entre les joueurs et les dirigeants hier au Centro Coni di Tirrenia (Pisa) sous une surveillance policière renforcée, les joueurs (comme les dirigeants) craignant que les incidents de dimanche se renouvellent ou s’amplifient cette semaine. En effet, au terme de la défaire face à Udine, les joueurs avaient dû attendre deux heures dans leur vestiaire, avant de pouvoir quitter le stade Armando Picchi, afin d’éviter la colère de plusieurs centaines de tifosi massés à l’extérieur. Le bus, qui attendait les joueurs, a été caillassé et la Police a dû maîtriser les plus véhéments…

Déjà pendant le match, des fumigènes avaient été lancés sur le terrain par les tifosi Labronici en signe de protestation …

Aujourd’hui les autorités s’attendent pour la reprise de l’entraînement à davantage de protestations et la police de Livourne a déjà renforcé, en relation avec celle  de Pise, la surveillance autour du Centre  du Comité Olympique Italien de Tirrenia.

Le club pourrait décider au dernier moment de changer le planning des entraînements afin d'éviter les contacts avec les tifosi