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vendredi 12 avril 2013

Cass Pennant (Inter City Firm) présent à Gênes en marge du "derby" pour parler de répression et du "modèle anglais"...

Dans les années 80, quand il était à la tête de "l'Inter City Firm" de West Ham United, Cass Pennant était l'un des plus célèbres hooligans, craint et respecté dans et hors des des stades où les jeunes de la "classe ouvrière" anglaise, tous les week-end se sont battus pour défendre leurs couleurs et la réputation de leur groupe. Samedi il sera à Gênes à l'invitation des ultras rossoblu du Gruppo Andrea Verrina...

samedi 4 février 2012

Championship : West Ham – Millwall (2-1)…


Pour la première fois depuis les violences de 2009, les lads de Millwall revenaient du côté d’Upton Park face à West Ham pour une nouvelle édition de ce qui est la pire rivalité entre deux clubs anglais…

jeudi 10 mars 2011

This is England : Top Boys Casuals - "Baggers" & "Jela" Inter City Firm (2/6)

"Jela", ICF / West Ham United ; Ginger Bob, F-Troop firm / Millwall  ; Gary 'Boatsy' Clarke, Forest Executive Crew / Nottingham Forest ; Jason Marriner, Headhunters / Chelsea ; Gilroy « Gilly » Shaw, Yam Yam Army / Wolverhampton  Trevor Tanner, Tottenham Massive (Yid Army) / Tottenham Hostspur…Autant de noms qui font partie des légendes des "Terraces", autant de "Top Boys" qui auront marqué cette Grande-Bretagne du hooliganisme depuis les années 80 jusqu’à pour certains encore dernièrement…


vendredi 28 janvier 2011

This is England : Zulu Army Vs ICF, incidents et arrestations après Birmingham City – West Ham United….


Évidemment cette 1/2 Finale retour de Carling Cup entre Birmingham City et West Ham United sentait le souffre, sur le terrain et dans les tribunes avec des supporters connus pour leur comportement (parfois) violent…


mercredi 26 janvier 2011

Pourquoi les supporters qui sont en souffrance, sont les seuls dignes de sympathie à West Ham ?…


S'il y a bien une sympathie, une admiration voire une commisération à avoir pour West Ham après les désillusions de cette saison, comme des précédentes d’ailleurs,  elle devrait être réservée pour ceux qui ont un véritable amour pour le club : Les supporters

lundi 20 décembre 2010

London's Burning : Week-end "vintage" à Londres les 8 et 9 Janvier prochain…


Les 8 et 9 Janvier 2011 prochain seront un week-end idéal pour visiter Londres, un week-end carrément "vintage" avec des matchs de Leeds, Birmingham City, West Ham et Millwall (et aussi et surtout leurs supporters) dans la Cité Londonienne le samedi et le dimanche pour le compte du troisième tour de FA Cup.

dimanche 12 septembre 2010

12 Septembre 1992 - Battle of Waterloo : Hooligans & "NS" United...(Part. II)


Le jour du concert, les organisateurs sécurisèrent le lieu où il devait se tenir, « The Yorkshire Grey » à Eltham South East London avec l’aide du British Movement Leader Guard, la « force de frappe » du BM, un des premiers mouvements néonazis Britanniques fondé en 1968…



12 Septembre 1992 - Battle of Waterloo : Hooligans & "NS" United...(Part. I)


C’est lors d’un meeting national regroupant les principaux dirigeants de Blood and Honour qu’il avait été décidé de mettre en place un événement d’ampleur nationale susceptible d’apporter un maximum de publicité et de mettre sous les projecteurs nationaux les mouvements anglais d’obédience néonazis…


mercredi 30 juin 2010

Rétro Août 2009 : West Ham United – Millwall : ICF Vs Bushwackers en version 2009


De violents affrontements ont eu lieu hier lors d’un match de Coupe de la Ligue entre West Ham et Millwall impliquant plusieurs centaines de supporters des deux clubs…

Un homme de 44 ans a été poignardé selon la police et hospitalisé...

lundi 31 mai 2010

Retour sur West Ham – Millwall du 25 Août 2009 : Un hooligan condamné à de la prison ferme…


Un "hooligan" vient d’être condamné à 12 mois de prison et à une interdiction de stade au terme de son incarcération, pour avoir participé aux violents affrontements survenus le 25 août dernier lors du match Carling Cup entre West Ham United et Millwall….

jeudi 13 mai 2010

Les supporters de West Ham invités à acheter des actions du club…


Les deux co-présidents de West Ham United, David Gold et David Sullivan sont en train d'augmenter leur participation dans le club à 60% et ils envisagent d'offrir aux supporters des Hammers la possibilité d'acheter des actions du club...

vendredi 9 avril 2010

British Scene : "War On The Terraces" (Vol II)


Parallèlement, on l’a déjà dit en préambule, ce que l’on appelle couramment « le hooliganisme » a probablement été la meilleure exportation « made in England ».

Un des premiers incidents impliquant un club anglais à l'étranger a eu lieu à Rotterdam en 1974 quand Tottenham y affronta Feyenoord lors de la finale de la Coupe de l’UEFA. Les cohortes de supporters des « spurs » s'opposant aux supporters locaux, créant un véritable climat d’émeutes dans Rotterdam.

La tragédie du Heysel en 1985 en étant l’apogée tragique avec le drame que l’on connaît, entraînant l’exclusion des clubs anglais de l’ensemble des Coupes Européenne au sein desquelles ils ne seront réadmis qu’en 1990.

La violence impliquant à l'étranger les supporters anglais a cependant perduré par la suite en marge des rencontres de l’équipe nationale anglaise.

Bien évidemment, d'autres pays ont eu les mêmes problèmes de hooliganisme que l'Angleterre et d’ailleurs de nombreux supporters anglais ont été pris pour cibles pour des « hools » d'autres pays lors de déplacements à l'étranger.

Ainsi durant l'Euro 96 qui s’est déroulé en Angleterre, la tendance a été inversée car les mesures d’interdiction de stades et de contrôles des hooligans les plus dangereux, n’ont pas empêché que des incidents surviennent notamment avec les supporters allemands…

D’autres parts et bien que leur réputation n’ait pas véritablement traversé la Manche ou la Mer du Nord, l’Ecosse possède aussi un contingent important de hooligans qui se sont manifestés pendant cet Euro, provenant essentiellement des clubs d’Aberdeen et d’Hibernian

Ces deux clubs pouvaient présenter des groupes de plus de 300 casuals dans le milieu des années 80. Mais malgré une surveillance accrue de la Police qui a permis d’en limiter le nombre et les effets, il y a quelques saisons, un groupe d'environ 80 casuals d’Aberdeen a encore réussi à être à l’origine de violents incidents lors d’un déplacement pour un match « amical » à Rotherham, incidents qui se sont poursuivis et intensifiés après le match avec cette fois des supporters de Sheffield United, dans le centre ville de Sheffield ou ils devaient passer le week-end.

Les supporters des Hibs ont été également impliqués dans de graves incidents en Angleterre, l’un des plus violents se déroula lors d’un match amical de pré-saison entre Hibernian et Millwall au cours duquel ils se déplacèrent à plus de 200 jusqu’à Londres pour se confronter aux lads locaux.

Au cours de ces années de violences, il y a eu un certain nombre de liens qui se sont créés entre « hools » anglais et « casuals » écossais. Ainsi les "Firms" (ICF dans les deux cas) de Chelsea et les Glasgow Rangers (photo article) ont toujours eu des rapports amicaux bien que cette « amitié » se soit distendue avec le temps.

Les fans de Tottenham et ceux d’Aberdeen étaient également très liés. Stoke City et Dundee de même. Un respect mutuel plutôt qu’une amitié s’est aussi créé entre Hibernian et Manchester United lorsqu’une trentaine de casuals des Hibs combattirent au coté de ceux de Manchester lors d’affrontements à Liverpool en septembre 1999.

Le hooliganisme n'est pas simplement confiné aux grands clubs puisque certaines des « firms » les plus violentes sont liées à des clubs de ligues et de niveaux inférieurs. Millwall a passé beaucoup plus de saisons en 2ème division anglaise et pourtant ses supporters sont parmi les plus réputés d’Angleterre. Manchester City et Portsmouth n’ont pas eu de résultats probants en 1ère division mais leurs supporters se sont aussi fait (re)connaître par leur violence. Idem pour Chelsea qui a dû attendre l’arrivée d’un milliardaire russe pour que sa réputation sportive dépasse celles de ses « supporters » (Headhunters). D’autres clubs comme Stoke, Plymouth, Carlisle, Luton, Sheffield Wednesday & United, tout comme Bristol City sont des clubs quasi inconnus du « grand public », mais possèdent aussi des « firms » dont la réputation n’est plus à faire en Angleterre.

Le Pays de Galles possède également des clubs avec une certaine réputation violente, principalement Cardiff (Soul Crew) et Swansea (Swansea Jacks)

Les supporters de Cardiff ont ainsi été impliqués dans de nombreux incidents au cours de ces dernières années, un des plus grave les impliquant en août 1999 dans des affrontements avec des supporters de Millwall dans un centre ville de Cardiff transformé en véritable champ de bataille. Les affrontements se poursuivant entre les deux groupes et la police ensuite...

jeudi 8 avril 2010

British Scene : "War On The Terraces" (Vol I)






La Grande-Bretagne et en particulier l'Angleterre, a été toujours vue comme le berceau du hooliganisme, cette violence inhérente au football et c’est d’ailleurs peut être ce que le Royaume-Uni a su le mieux exporter en Europe et dans le monde entier même…

On peut dire qu’en Angleterre la violence a toujours été patente lors des matchs de football, mais qu’elle a commencé à devenir plus présente dans les années 60 grâce ou à cause tout simplement des évolutions sociétales, puisque c’est vers cette période que voyager dans le pays est devenu beaucoup plus facile et que les classes populaires ont eu les moyens financiers leur permettant de commencer à suivre leur équipe favorite.

Les années 60 et 70 ont produit ce que la violence pouvait générer de plus mauvais lors des matchs de football, amenant non seulement les éléments fondateurs du hooliganisme comme les médias continentaux les ont décrits ou compris mais aussi l’apparition du mouvement skinhead dans les tribunes des stades.

Certains des incidents les plus violents des années 70 ont été causés par la « Red Army » qui suivait Manchester United non seulement dans tout le pays mais aussi en Europe et certains des incidents dans lesquels elle a été impliquée seraient fortement réprimés par les autorités sportives et policières de nos jours

En Grande-Bretagne, le hooliganisme qui faisait suite à la violence désordonnée des années 70 a commencé à se dessiner au début des années 80 avec l’apparition des « Casuals », « Firms » et autres « Crews ».

Ces nouveaux groupes, mieux organisés et fédérés autour de leaders charismatiques avaient des noms « évocateurs » tels que les Zulu Warriors de Birmingham City ou les Head Hunters de Chelsea.

Probablement l’un des clubs anglais les plus célèbres pour le hooliganisme de ses supporters est Millwall. Bien qu'il ait essayé de réduire la portée de leurs actes au cours des années, le club londonien a toujours semblé attirer une grande partie des supporters les plus incontrôlables de la capitale anglaise, l’autre partie de retrouvant incontestablement à Chelsea et West Ham, ce dernier étant le grand rival depuis les années 30 de Millwall. Historiquement ces deux clubs ont donc été impliqués dans certains des incidents les plus violents du football anglais..

Le mouvement Casuals, qui est apparu vers 1980, a vu les hooligans commencer à porter des fringues et des vêtements de sport de marques pour ne plus attirer l'attention de la Police . Sans aucune référence aux couleurs de club, il était ainsi plus facile d’attaquer les groupes rivaux car la Police avait toujours tendance à principalement surveiller les skinheads portant Doc Martin, Fred Perry et Harrington, plutôt que « les lads » habillés en fringues de luxe.

Durant des années, les incidents se sont donc multipliés entre des groupes rivaux, qui se haïssaient et qui tentaient de prendre l’ascendant sur leur ennemis directs souvent issus des quartiers voisins.

Ainsi certains des plus grands antagonismes se retrouvent entre clubs londoniens, West Ham et Millwall, comme mentionné précédemment, Tottenham et Chelsea, Arsenal et Tottenham etc...

Parmi les autres grandes rivalités on retrouve les supporters de Manchester United et ceux de Manchester City, Portsmouth et Southampton, Newcastle, Sunderland et Middlesborough, West Ham et Manchester United, Liverpool et Manchester United, Aston Villa et Birmingham, Cardiff et Swansea, Leeds et Manchester United, la liste est sans fin et pas simplement confinée aux rivaux locaux ou de proximité géographique même si cela reste souvent le cas…


……


samedi 6 mars 2010

Cass Pennant : Want Some Aggro ? (Happy birthday)


Cass Pennant qui est né le 6 Mars 1958 (52 ans aujourd’hui donc) à Doncaster (South Yorkshire)  a été un personnage clé de la célèbre Inter City Firm de West Ham United. Sa capacité à se sortir de tous les combats à la force des poings et à se tirer de n’importe quelle situation lui a valu d’être respecté de ses pairs et craint de ses ennemis.

Dans son autobiographie, «Cass», Pennant raconte ses années au sein de l’Inter City Firm, le groupe de supporters (hooligans) de West Ham devenu un véritable mythe en Angleterre et dans l’Europe entière depuis…

Né d’une mère jamaïcaine qui immigra en Angleterre alors quelle était enceinte et qui l’abandonna six semaines après sa naissance, le jeune « Carol » son (vrai) prénom de baptême se retrouva rapidement placé dans une famille d’accueil de Plaistow dans l’East London, dans ce qui était alors le County Borough of West Ham et où il se trouva être le seul enfant de « couleur » non seulement de la famille mais aussi du quartier dans l’Angleterre conservatrice des années 60…

Pennant, confronté au racisme et aux moqueries, son prénom Carol, communément attribué à des garçons dans les Caraïbes, la région d’origine de sa mère biologique, « (ré)sonnant » comme un prénom féminin en Angleterre, du rapidement apprendre à se faire respecter dans un quartier ouvrier où la violence était souvent le seul recours possible…C’est après avoir vu Cassius Clay battre Henry Cooper qu’il adopta le surnom de « Cass »

Supporter de West Ham United, le grand club de l’East End, rapidement membre et bientôt (un) leader de l’Inter City Firm, qui prend son nom du réseau de train interurbain utilisé prioritairement pour les déplacements et essentiellement constitué de cokneys. Cass Pennant fût le premier hooligan incarcéré et condamné (à quatre ans de prison) pour des faits de violences liés au « hooliganisme ».

Après son second « séjour » en prison, il fonda une société de sécurité spécialisée dans les boîtes de nuits. C’est dans ce cadre qu’une nuit, il fût grièvement blessé, touché par trois balles de revolver tirées par un homme à qui il avait refusé l’entrée d’un night-club dans le South London. Donné comme quasiment « perdu » par les médecins, il sortit pourtant du coma après 48h de soins intensifs…

Pennant commença à écrire ses mémoires lors de son premier séjour en prison, sur des pages des livres empruntés à la Bibliothèque mais ses écrits « clandestins » furent saisis par les « matons ». C’est lors de son second séjour qu’il reprit l’écriture et réussi à faire passer à l’extérieur son livre qui deviendra son autobiographie « Cass » publiée en 2002 et qui a été classée dans les dix meilleures ventes en Angleterre …

Il publia ensuite d’autres livres sur les « firms et le hooliganisme » comme « Congratulations, You Have Just Met the I.C.F », le fameux « Terrace Legends » avec Martin King une des leaders charismatiques des…Headhunters de Chelsea ou encore le « cultissime» Good Afternoon Gentlemen, the Name's Bill Gardner en collaboration avec Bill Gardner, « The General » lui-même, leader et autre figure emblématique de l’ICF…

Retour dans ces années 80 de révoltes et de violences sous la plume de Cass Pennant :

Newcastle - 15 mars 1980 : West Ham joue à l’extérieur. Nous sommes l’avant-garde. La flicaille ne sait pas que l’Inter City Firm débarque en force par le train interurbain. Le train s’arrête. Tout le monde descend en même temps, en criant, en chantant. Ton groupe est le premier à bondir hors de la gare. Même si les flics ignorent que tu es là avec les autres, ça n’a pas d’importance, parce que les supporters de l’équipe qui reçoit sont tous là. Ils t’attendent. C’est pas très cool à voir, 500 ou 600 mecs qui n’ont qu’une envie, te rentrer dans le lard. Tu te dis «Est-ce que je me barre ? Ou bien c’est quoi la prochaine étape ? Et puis merde, je laisse pas tomber les potes !»

Et puis tu entends le rugissement qui monte de ton propre groupe, ce grondement qui te fait dresser les cheveux sur la nuque. C’est à ce moment que tu commences à prendre ton pied. Tu vois ceux d’en face courir, ils arrivent sur toi, poings levés. Ton adrénaline grimpe en flèche, ton coeur cogne, et tout bascule, dans quelques minutes ce sera fini, tu n’arriveras pas à croire à ce qui s’est passé. Et ça se termine toujours comme ça, brusquement, comme si l’arbitre avait sifflé la fin du match. Parfois, tes émotions franchissent un cap, tu n’es plus conscient que du bonheur d’avoir survécu. Ce n’est que quand c’est vraiment fini que tu peux redescendre, tu étais tellement haut, c’était vraiment l’extase. L’atmosphère autour est électrique, les types sont déchaînés, pleins d’eux-mêmes, chacun revit le moment, la pâtée qu’ils viennent de coller à l’une des plus grandes « firms » adverses. Tu te dis juste «putain de merde !» et tu vas vibrer toute la semaine, jusqu’à ce que tu remettes ça au prochain match. Et puis tu verras les autres types avec sur la figure ce sourire spécial, le même que fait tout le monde après la bagarre.

C’est ça, le pied que tu prends quand tu vas aux matchs et à la castagne, tu sais qu’il y a du danger mais tu n’y penses pas une seconde. On forme un sacré groupe ce jour-là, le même que depuis des années, on est juste devenus un peu plus coriaces avec le temps, ça nous rapproche, on sait que personne ne va nous en remontrer. On a le sentiment d’être libres, de ne compter que sur nous-mêmes, que personne ne viendra nous filer un coup de main.

C’est de ça dont parlent tous les «hoolies», c’est un truc qu’ils ne cherchent pas à expliquer parce qu’ils ne peuvent pas, ils n’analysent pas ce qu’ils font. S’ils le faisaient, ils trouveraient ça injustifiable, exactement comme vous ! 

La plupart répondraient «ça vient de l’intérieur». Pour ma part, je trouve risible que la société ne puisse pas accepter cette réponse typique - il faut toujours une raison à tout ! Tout doit être ou tout noir ou tout blanc, il n’y a jamais de gris…Pourquoi des types normaux, sympathiques, vont-ils se castagner autour des matchs ? La plupart de ceux que je connaissais ne pensaient pas au départ aller se battre pour une équipe, mais ils acceptaient que ce soit devenu la raison pour laquelle nous allions aux matchs. Nous ne nous considérions pas comme des hooligans, c’était un sale mot. Tout ça, c’était parce qu’on était jeunes, la plupart d’entre nous célibataires, et que c’était ce qui se passait, ce qui se faisait, ce qu’on faisait. Ça avait quelque chose à voir avec le fait de grandir, de devenir ce qu’on croyait être un homme à l’époque.

Le frisson, l’excitation, tout se passe dans les tribunes. C’est la première fois qu’on est libres, qu’on peut faire ce qu’on veut, et qu’on est ensemble dans une bande. La société change, les gens pas forcément. J’ai été élevé dans la culture du combat. Je n’ai jamais fait l’expérience de la violence à la maison, contrairement à d’autres, mais en étant avec les autres je voyais les différents «street-gangs». A l’époque, on était en plein trip skinhead. Au début des années 70, la culture skinhead a envahi les classes ouvrières de Grande-Bretagne. La paix et l’amour ont été balayés, la haine et la guerre régnaient en maîtres absolus. Ce tout nouveau culte coïncidait avec la musique, avec le football, et tout le monde se promenait comme s’il avait envie d’en découdre avec le monde entier, et puis ça a commencé à castagner sur les terrains de foot partout dans le pays....

mardi 19 janvier 2010

West Ham condamné pour les incidents contre Millwall


La Football Association a condamné West Ham à payer une amende de £115 000 (un peu plus de 130 000 euros) pour ne pas avoir su contrôler ses supporters lors des violences qui se sont déroulées en Août 2009 à Upton Park lors d’un match de Carling Cup face à Millwall.

Les Hammers qui ont deux semaines pour faire appel ont donc été reconnus coupables de deux des quatre charges auxquelles ils étaient confrontés et notamment d’un défaut de sécurité entourant ce match à hauts risques face à l’ennemi « historique » Millwall.

West Ham risquait et craignait avant tout une suspension de Boleyn Ground…

Millwall de son côté a été blanchi des trois chefs d'accusation tandis que les allégations de comportements racistes de certains supporters des deux clubs n’ont pas pu être prouvées.

Un supporter de Millwall avait été poignardé lors de ces affrontements autour du stade. Plus de 50 personnes avaient été inculpées par la police dans le cadre de troubles commis à l'intérieur comme à l'extérieur de l’enceinte du club de l’East end.

Les supporters de West Ham avaient en outre « envahi » par trois fois la pelouse d'Upton Park et plusieurs centaines d’entre eux s’étaient rassemblés en dehors du stade lançant diverses projectiles sur les forces de polices présentes en nombre pour ce match « historiquement » (très) sensible.

Un pub avait eu ses fenêtres cassées par des briques durant les affrontements qui se sont déroulés dans plusieurs rues du quartier…

Les premières échauffourées avaient éclaté à la sortie de la station de métro située à 500 mètres du stade quand les supporters de Millwall venus pour le match étaient parvenus à passer le cordon de sécurité. Des centaines de supporters s’étaient présentés à Upton Park pour le match sans billet. De violents affrontements avaient alors opposé les membres des deux camps dans des violences qui rappelaient celles des années 80…

Les témoignages reçus faisaient état de véritables scènes de guerre autour du stade et d’une violence indescriptible.


C'était la première fois, que les deux rivaux de l’Est de Londres s’affrontaient depuis avril 2005.

mercredi 6 janvier 2010

West Ham et Millwall risquent de lourdes sanctions…



Aujourd’hui débute l’audience qui trois jours durant va sous l’égide de la Football Association étudier les accusations portées contre West Ham United et Millwall à la suite des violences qui se sont déroulées en Août dernier avant, pendant et après leur match de Carling Cup (Coupe de la Ligue Anglaise) en août de l'année dernière…


Ces affrontements avaient fait plusieurs blessés dont un supporter de Millwall poignardé, tandis que la police avait procédé à 64 arrestations. Les deux clubs ont été accusés de n’avoir pas pris des mesures suffisantes pour empêcher ces violences, ni les comportements menaçants et racistes de certains supporters à l’intérieur d'Upton Park.


West Ham est également accusé de ne pas avoir pu (su) empêcher certains de ses supporters d'envahir la pelouse après chacun des buts des « Hammers » (3-1).


Au total, West Ham doit faire face à quatre chefs d'accusation et Millwall à trois. Les deux clubs risquent de lourdes sanctions qui pourraient comprendre d’importantes amendes, voire des suspension de terrain s'ils étaient reconnus coupables.


Cette audience devrait durer jusqu'à vendredi et les deux clubs ont déjà indiqué qu'ils allaient se défendre vigoureusement contre ces accusations, affirmant qu'ils avaient établi préalablement aux incidents des contacts étroits avec la police et fait tout ce qu'ils pouvaient pour empêcher les désordres.


Aux comportements violents reprochés devraient se rajouter des comportements racistes puisque Carlton Cole (West Ham) et Jason Price (Millwall)  avaient indiqué avoir fait l’objet d’insultes racistes de la part de supporters.


Millwall, a d’ores et déjà prévu de faire valoir que le club avait, notamment évoqué avec les responsables de la Police les problèmes potentiels liés aux supporters sans billet qui se déplaceraient jusqu’à Upton Park et que l’attribution initiale de places réservées à ses supporters avait été diminuée de moitié sur les conseils de la police…pour des raisons de sécurité alors invoqués…


De son côté, West Ham a déjà indiqué que les responsables de la sécurité du club du « East London » avait organisé deux réunions avec la Police avant le match, et soulignent le fait qu'il n'y avait pas eu d'affrontements directs entre les supporters à l'intérieur du stade.


Pour rappel, plusieurs centaines de supporters de West Ham s’étaient rassemblés en dehors du stade lançant diverses projectiles sur les forces de polices présentes en nombre pour ce match « historiquement » (très) sensible. Un pub avait eu ses fenêtres cassées par des briques durant les affrontements qui ont eu lieu dans plusieurs rues du quartier…


Les premières échauffourées avaient éclaté à la sortie de la station de métro située à 500 mètres du stade quand les supporters de Millwall venus pour le match (de nombreux n'avaient pas de billets) étaient parvenus à passer le cordon de sécurité. De violents affrontements ont alors opposé les membres des deux camps dans des violences qui rappelaient celles des années 80…


Les témoignages reçus avaient fait état de véritables scènes de guerre autour du stade et d’une violence indescriptible…


West Ham et Millwall étaient à la base deux clubs du East End de Londres et possèdent une des plus violentes et ancienne rivalité du football anglais


Elle a commencé au début du 20ème siècle sous forme d’une rivalité entre dockers de deux chantiers navals de Londres situés de chaque côté de la Tamise…


Millwall a ainsi été fondé en 1885 par des dockers et des ouvriers du chantier naval de l’Ile des chiens (Isle of Dogs) tandis que West Ham a été fondé par des dockers de la ferronnerie de la Tamise (Fondé en 1895 sous le nom de Thames Iron Works FC)


Rivaux professionnellement, les joueurs des deux équipes habitaient les mêmes quartiers, la tension entre les eux clubs connue une première apogée en 1920 quand Thames Ironworks déménagea et adopta le nom de West Ham United.




C’est aussi durant la grève générale de 1926 que le conflit social vint rajouter à l’antagonisme existant entre les deux clubs puisque tandis que les dockers de West Ham étaient en grève ceux de Millwall continuaient de travailler. 


Bien que les conflits se soient réduits pendant un certain temps, ce sont les années 70 et 80, années phares du hooliganisme anglais qui vont remettre à jour la « haine » ancestrale entre West Ham et Millwall désormais basé dans la banlieue sud de Londres via deux des plus grandes « firms » de hooligans qu’ont été l’Inter City Firm et les Bushwackers

lundi 4 janvier 2010

Hooliganisme, les chiffres du Home Office Britannique…




Les violents affrontements survenus à Upton Park le 24 Août 2009 lors d’un match de Carling Cup entre West Ham et Millwall semblaient avoir replongé l’Angleterre dans la crainte d’une résurgence du hooliganisme…


Pourtant si le discours officiel tend à démontrer que la violence a été jugulée, les statistiques établies annuellement par le « Home Office » (Ministère de l’Intérieur Britannique) laissent apparaître que les incidents et les affrontements entre supporters restent nombreux. La preuve, le nombre d’arrestations effectuées chaque année…


Chaque saison depuis 2001, le « Home Office » publie (assez discrètement) un état, club par club, des incidents constatés et des arrestations effectuées parmi les supporters de chaque club, en incluant les types de violences ou de comportements répréhensibles, qui peuvent aller du vol de billets de stade à l’invasion de terrain et des bagarres à la possession d’armes


Les derniers chiffres publiés portent sur la saison 2007/2008 et manifestement on est loin du discours aseptisé ou idyllique qui nous est servi par les médias français via la propagande commerciale organisée depuis l’Angleterre par la F.A…


Si l’on reste au plus proche des incidents d’Upton Park, on peut ainsi constater que sur la dernière période de référence, Millwall (club de Championship équivalent de la L2) comptait 117 interdits de stades Seuls à ce même niveau de compétition Leeds United (152) et Cardiff City (136) en comptabilisaient plus.


Du côté de West Ham United, 39 supporters, seulement si l’on peut dire, faisaient l’objet de la même mesure coercitive Un chiffre qui plaçait le club de l’East End vers le milieu du classement réservé au club de Premier League, dominé étonnamment par Portsmouth avec 91 IDS devant Stoke City (83) et Aston Villa (82).


D’autres chiffres permettent de constater l’évolution des comportements violents au sein de chaque club Britannique et si la baisse est évidemment significative au regard des mesures répressives mise en place depuis des années, les chiffre demeurent important puisque si en 1988/89 il y avait eu un peu plus de 6000 arrestations lors de matchs en Angleterre et au pays de Galles, il y en a eu tout de même 3842 en 2007/08.


Un rapport de l’université de Leicester fait apparaître que les incidents se sont déplacés en grande majorité à l’extérieur des stades. Preuve que les mesures de surveillance et de « flicage » des stades anglais ont été efficaces. Le Home Office indique qu’environ 60% des arrestations sont effectuées en dehors des stades mais 1/3 des matchs disputés en Angleterre donnent lieu à au moins une arrestation.


Sur les 3842 arrestations, 373 concernent des faits de violences et 40.5% des arrestations concernent des comportements délictueux commis à l’intérieur des stades. 23% des arrestations font suite à des insultes ou chants à caractère raciste.


3172 interdictions de stades restaient applicables en Octobre 2008, soit 1048 nouvelles interdictions sur la période de référence.


Il est difficile de tirer des conclusions pour chaque club au regard des chiffres bruts sans analyser l’ensemble des paramètres pour chacun d’entre eux, mais certaines statistiques sont intéressantes.


Ainsi en termes d’arrestations sur la période évoquée, c’est Manchester United qui arrivait en tête avec 248 supporters interpellés en 07/08.


Si la « Red Army » de Tony O’Neill a pu être aux heures de gloire du hooliganisme une des « firms » les plus craintes et respectées du Royaume Uni, l’ère actuelle du football business appliquée par Manchester United ne laissait pas entrevoir de tels problèmes de violences, officiellement tout du moins. De fait, Old Trafford n’est pas présenté comme le plus grand « coupe-gorge » d’Angleterre, ce que confirmaient les chiffres. En effet la plupart de ces arrestations étaient effectuées lors des déplacements (183) et concernaient principalement des supporters de Man Utd originaires des régions ou se déroulaient ces matchs…


Ces chiffres sont aussi à voir au regard du nombre important de supporters de Manchester United présents à chaque match à domicile comme à l’extérieur…


Chiffres certainement plus significatifs de la « réelle activité » d'une firm ou des supporters d’un club, ceux concernant les fans de Birmingham City qui comptabilisaient 99 arrestations dont 31 pour violences aggravées, bien plus que pour n'importe quelle autre équipe de Grande Bretagne…


De leur côté, les supporters de Leeds, tombé en League One (comparable au National), n’ont jamais renié leur réputation sulfureuse (66 IDS) et ont enregistré plus d'arrestations (156) que ceux de n'importe quelle autre équipe professionnelle, excepté Manchester United. Et là pas de football business, pas d’effet de mode, pas de Ligue des Champions, plutôt un club en « ruine » tombé dans la déchéance sportive et financière en quelques années… Il est intéressant de n oter que le chiffre de Leeds a augmenté de 52 unités depuis la saison de 2002/03, quand Leeds était encore en Premier League.


Du côté du très médiatique « Big Four », les chiffres étaient hétérogènes puisque Liverpool comptait en 2008, 75 interdits de stades, tandis qu’Arsenal n’en dénombrait que 46 quand Chelsea en comptabilisait 78.


Parallèlement Liverpool avait vu 96 de ses fans arrêtés pendant la période de référence, tandis qu’Arsenal en totalisait 105 et Chelsea 108…Mais là encore si l’on pousse un peu plus loin l’analyse, il est intéressant de constater que sur les 96 arrestations de fans du club de la Mersey, 71 ont eu lieu lors des déplacements. À contrario, Arsenal n’enregistrait que 26 interpellations (sur 105) de ses supporters loin de l’Emirates Stadium et Chelsea comptait quasiment autant de supporters arrêtés du côté de Stamford Bridge (58) qu’à l’extérieur (48).


En Championship (L2), c’est bien évidemment Cardiff City et sa « redoutable» Soul Crew qui était en tête avec 90 arrestations et là encore on pouvait noter une grande différence entre celles effectuées à domicile (25) et les nombreuses survenues lors des déplacements (65). Derrière le club Gallois, on retrouvait Sheffield United, Bristol City, Leicester City et Wolverhampton, comptabilisant tous 64 arrestations…


En publiant ces statistiques sur 2008, le Home Office a indiqué que les quatre dernières années avaient vu une baisse significative du nombre d’arrestations liées au football, une baisse donc, pas une disparition, n’en déplaise à ceux qui veulent nous vendre le (nouveau) modèle Britannique comme l’exemple à suivre…


Nombre d’arrestations (toutes compétitions confondues) par clubs de FA Premier League et de Football League Championship en 2007/2008 : (entre parenthèses les chiffres de la saison précédente)


Arsenal 105 (78), Aston Villa 97 (76), Barnsley 56( 50), Blackpool 34 (35), Blackburn Rovers 48 (21), Birmingham City 99 (93), Bolton Wanderers 47 (34), Bristol City 64 (49), Burnley 40 (46), Cardiff City 90 (95), Chelsea 106 (138), Charlton Athletic 21 (17), Coventry City 55 (66), Crystal Palace 29 (15), Derby County 48 (68), Everton 77 (69), Fulham 18 (8), Hull City 40 (30), Ipswich Town 34 (28), Leeds United 156 (135), Liverpool 96 (81), Leicester City 64 (82), Manchester City 101 (91), Manchester United 248 (212), Middlesbrough) 57 (66), Millwall 78 (58), Norwich City 22 (24), Newcastle United 89 (113), Nottingham Forest 50 (61), QPR 51 (34), Plymouth Argyle 29 (19), Portsmouth 76 (27), Preston North End 24 (25), Sunderland 96 (117), Sheffield United 64 (63), Sheffield Wednesday 57 (67), Tottenham Hotspur 67 (114), Stoke City 58 (50), Southampton 37 (46), West Ham United 94 (100), West Bromwich Albion 33 (38), Wigan Athletic 28 (30), Wolverhampton Wand. 64 (76)


Interdictions de stade en cours pour les principaux clubs au 30 Août 2008 :
Arsenal 46, Barnsley 58, Aston Villa 82, Birmingham City 76, Chelsea 78, Burnley 41, Everton 49, Cardiff City 136, Hull City 53, Coventry City 79, Liverpool 75, Manchester City 50, Leeds United 152, Manchester United 78, Middlesbrough 56, Newcastle United 56, Millwall 117, Portsmouth 91, Nottingham Forest 44, Stoke City 83, Sunderland 63, Tottenham Hotspur 40, West Ham United 39, Sheffield United 42, Sheffield Wednesday 54, Swansea City 53 Tranmere Rovers 49, Wolverhampton W. 85….

mercredi 23 décembre 2009

West Ham United : The working-class football institution…(III)

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mercredi 16 décembre 2009

West Ham United : The working-class football institution…(I)

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